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Ngaoundéré: La 2e édition du Festival International du Film Mixte se prépare

La deuxième édition du Festival International du Film Mixte (FIFMI) se tiendra du 8 au 12 janvier 2011 et se veut l’édition de la confirmation

Véritable plateforme de réflexion pour les professionnels du cinéma qui manquent souvent de cadre de débat et de discussion sur les réalités et l’avenir de leur métier dans le grand Nord-Cameroun en particulier et en Afrique en général, le FIFMI se veut également un espace de promotion de la production et de la consommation du cinéma local. Si la première édition de 2009 n’a pas connu la ferveur escomptée, il ne reste pas moins que le bouchon était définitivement tiré et qu’il fallait désormais le boire! La pugnacité de l’intrépide Arice Siapi, qui est la directrice dudit festival semble ne pas laisser libre cours aux idées qui pourraient ébranler ce nouveau-né des festivals du cinéma. Cette seconde édition, prévue du 8 au 12 janvier 2011, toujours à Ngaoundéré, prévoit d’être encore plus riche en couleurs. Elle se veut à la fois novatrice, riche, fédératrice et rentable. Novatrice par le thème qu’elle aborde Cinéma et Musique, riche par la variété et la densité des activités qui y sont programmées, fédératrice parce qu’il se veut un événement populaire et enfin rentable parce que toutes les conditions seront réunies pour que ce festival booste de manière significative les activités des différents acteurs et participants, que ce soit sur le plan économique, professionnel ou humain.

Avec un calendrier chargé, les visiteurs et curieux risquent bien de ne pas s’ennuyer face à ce qui s’annonce déjà comme l’édition de la confirmation, tout au moins de l’avis du comité d’organisation qui s’étoffe progressivement. Le thème de cette seconde édition Cinéma et Musique vise à sensibiliser les uns et les autres sur l’apport de la musique dans le cinéma et permettre d’une part aux jeunes musiciens de comprendre les perspectives économiques et artistiques que le cinéma peut leur ouvrir et d’autre part l’importance de tenir compte d’une bonne musique dans les films pour les cinéastes surtout lorsqu’on connait la place de plus en plus grande que ce secteur occupe dans l’industrie du cinéma, indique la directrice du FIFMI, actuellement entre deux avions pour arriver à garantir la bonne tenue de cet évènement. Lequel évènement verra la présence remarquée de certains artistes européens dont le pianiste Christian Leroy qui tiendra des ateliers de formation dans ce domaine. Gabriel Combs, Paul-Charlemagne Coffie, la journaliste (RFI) française Zohra Sotty ou encore la réalisatrice béninoise Christiane Chiabi sont les quelques invités de prestige qui mettront leur savoir-faire et leurs talents au service des participants.

Aussi, des thématiques aussi intéressantes que les questions du financement des films ou les types des films à produire seront au menu des échanges. A ce propos, le débat relatif au financement du film se situe à la suite de la réflexion initiée au cours de la précédente édition afin de l’approfondir et le second vise la mise sur pied des normes standards qui puissent servir de critères à la sélection des films de qualité. Klaus Becker, de l’office allemand du film (Film Büro von Bremen), donnera également une conférence pour partager l’expérience de l’Allemagne dans la promotion et la gestion du cinéma par l’état. Dans la même lignée, les participants pourront bénéficier de la longue expérience de l’Institut d’enseignement des Arts, Sciences et Artisanats (IATA) de Namur en Belgique, qui vise à faire participer quatre camerounais à un voyage d’observation et de capitalisation. Cette coopération devra aboutir sur la production d’un film qui sera le fruit des observations des jeunes durant leurs expériences dans le pays d’accueil, a expliqué Arice Siapi. Des ateliers et des colloques sont organisés à cet effet afin d’améliorer les conditions de production, la qualité et les conditions d’accès aux films et aux produits dérivés. Le FIFMI est enfin un espace d’épanouissement économique où les promoteurs d’entreprises et les artisans locaux peuvent venir exposer leur savoir-faire aux yeux des invités du festival. Le secteur cinématographique recrute tant au Cameroun qu’à l’étranger. De nombreux films seront diffusés chaque jour au public sur trois principaux sites à savoir, la Place de l’indépendance, le collège Saint-Eugène de Mazenod et l’université de Ngaoundéré, sans toutefois oublier la caravane itinérante qui sillonnera les quartiers les plus chauds de la région Château d’eau du Cameroun pour redonner le goût du 7e art à leurs habitants.

Cette seconde édition, prévue du 8 au 12 janvier 2011, toujours à Ngaoundéré, se veut à la fois novatrice, riche, fédératrice et rentable
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