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Ngaoundéré: Le carburant frelaté de plus en plus prisé

Le carburant importé communément appellé «zoua-zaoua» inondent les rues à la satisfaction des usagers

Le carburant frelaté est de plus en plus sollicité par les automobilistes dans la région de l’Adamaoua. Malgré les efforts des pouvoirs pour entraver la circulation et la consommation de ce type de carbure de qualité approximative, les trafiquants persistent à fournir leurs clients qui ne cessent d’en demander. Depuis plus d’un an, l’on note l’émergence notoire des stations-services distribuant les différentes formes d’énergies agréées par le gouvernement. Mais rien aux premières allures, ne pourra freiner ces commerçants plus que jamais déterminer à contourner les nombreux pièges dans l’exportation, la conservation, et la distribution de leur produit tant prisé par les usagers.

Dans cette partie du Cameroun où plus de 37% de jeunes de moins de 30 ans sont non-scolarisés, le métier le plus affectionné reste celui de chauffeur-taxis et moto-taximen. Un secteur qui sollicite de plus en plus, le carburant, mais surtout le carburant frelaté. Parmi les raisons évoquées par les uns et les autres, figure en bonne place la disponibilité de cette denrée mais surtout sa proximité. Toute chose qui reste à vérifier surtout que depuis quelques mois déjà où le phénomène des incendies meurtriers ont attiré l’attention des dirigeants sur ce type de carburant. Véritable grain de sable dans l’engrenage des trafiquants. Côté prix, la différence n’est carrément pas perceptible puisque le litre d’essence coûte 600 francs CFA alors qu’à la station-service, on note une nette baisse à la différence du prix homologué par le gouvernement. Même l’importation du produit est un véritable chemin de croix. De multiples obstacles à l’instar des contrôles policiers, douaniers, et des coupeurs de route sont de nature à décourager ces importateurs.

C’est pourquoi le prix au litre de ce type de carburant est toujours instable. Il grimpe parfois jusqu’à 900 francs CFA le litre. Pourtant, il reste toujours de préférence pour les propriétaires des engins. On peut alors affirmer que le choix de ce produit par la majorité des automobilistes relève surtout de la culture puisque rien de concret ne justifie cette ruée vers les points de distribution en bordure des routes. Il faut noter tout de même que cette situation connait une relative frénésie car aujourd’hui les points de distribution des produits pétroliers dans la région de l’Adamaoua est un secteur d’activité qui connait une croissance importante. Des investisseurs locaux et internationaux s’acharnent sur la construction des stations-services dont le mauvais traitement du personnel reste quand même un problème à résoudre.

Le carburant frelaté de plus en plus prisé

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