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Ngaoundéré: Les éléments de la légion de gendarmerie à l’école du code de procédure pénale

Une formation continue Pour plus d’efficacité sur le terrain

Une trentaine de gendarmes viennent de suivre à Ngaoundéré un stage de perfectionnement de 45 jours axé sur l’appropriation du code de procédure pénale. Le constat est que dans bon nombre de brigades de gendarmerie de l’Adamaoua, l’appropriation du code de procédure pénale par les commandants de brigade et par leurs éléments cause encore quelques soucis quant à l’application quotidienne de la nouvelle loi, s’agissant notamment de l’audition des personnes gardées à vue, les perquisitions et l’assistance des conseils, domaines dans lesquels les transgressions de cette loi du 27 juillet 2005 sont encore monnaie courante.

Ce sont tous ces égarements qui ont justifié le fait que des modules de formation permettant une meilleure efficacité sur le terrain aient été dispensés pendant ces 45 jours de stage de perfectionnement consacré pour l’essentiel à la maîtrise du code de procédure pénale. Dans leurs allocutions respectives lors de la cérémonie marquant la fin de ce stage de perfectionnement, le colonel commandant de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua, Esaï Djou et le procureur de la république près la cour d’appel de l’Adamaoua, Jean-Claude Awollo sont allés dans le même sens pour préciser que la recréation est terminée, 4 années après l’entrée en vigueur de ce code de procédure pénale. J’ai insisté sur un point qui est presque devenu redondant aujourd’hui, à savoir la garde à vue. Il faudrait que les uns et les autres comprennent que la période de trêve est désormais terminée. J’ai dis à nos officiers de police judiciaire que la garde à vue obéit à des règles précises. Elle ne peut être ordonnée en ce qui concerne les officiers de police judiciaire que dans le cadre de l’enquête de flagrance et en dehors de ce cas, seul le procureur de la république peut ordonner la garde à vue, a dit le procureur de la république près la cour d’appel de l’Adamaoua. Pour cela, ils ont invité les stagiaires à servir désormais de modèles pour leurs collègues gendarmes. Ils ont également invité les officiers de police judiciaire à se mettre en règle pour éviter les ennuis avec la justice, puisque nul n’est au-dessus de la loi.

Au passage, la presque trentaine des stagiaires a été édifiée sur la tenue d’une brigade de gendarmerie, ainsi que sur les valeurs de probité et d’honnêteté. Toutes choses qui devraient à terme faire du gendarme un soldat d’élite dans la société camerounaise.

Gendarmes et policiers Camerounais

Journalducameroun.com)/n

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