Société › Faits divers

Ngaoundéré, quand le BIR passe, les coupeurs de route trépassent

Un gang vient d’être mis en déroute, avec comme cerveau de la bande, un insoupçonnable richissime homme d’affaires

Les attaques des coupeurs de route étaient devenus si récurrentes dans l’Adamaoua qu’elles en venaient à être banalisées, surtout dans les localités de Martap et de Kognoli à cause des marchés de bétails qui s’y trouvent et qui ne cessent d’attirer les brigands. On aurait pu croire à une impuissance des forces de maintien de l’ordre face à ce phénomène sans cesse grandissant qui sème terreur et désolation au sein des populations et qui plombe le développement de la Région de l’Adamaoua. Que non ! Les éléments du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) viennent de démontrer tout le contraire en frappant un grand coup par la neutralisation d’un gang de coupeurs de routes qui opérait dans l’Adamaoua et l’Extrême-Nord. Un acte de bravoure salué à juste titre par les populations qui en demandent davantage. La présentation de ces présumés malfrats à la population et à la presse vient d’avoir lieu à Ngaoundéré. Généralement réservée aux grands événements, c’est l’esplanade des services du gouverneur de la Région de l’Adamaoua qui a servi de cadre ce mardi 27 octobre 2009 à cette cérémonie de présentation de six présumés malfrats à la population, ceux-là même qui sèment terreur et désolation dans nos villes et campagnes et qui auraient pu être littéralement lynchés, n’eut été la présence des forces du maintien de l’ordre.

Tout remonte au 05 octobre dernier, lorsque des attaques sont perpétrées par ces bandits de grand chemin sur la route de Martap dans l’Adamaoua. Aussitôt, les éléments du commandant Pierre Loti Tiokap vont investir la brousse pour un ratissage systématique de la zone. Suite à un échange musclé de tirs, l’un des malfrats blessé sera retrouvé le 10 octobre à Amchidé dans la Région de l’Extrême-Nord. Son exploitation va permettre de retrouver ses compères et notamment le cerveau de la bande à Ngaoundéré, un certain Alhaji Abdoulaziz Hamadama, richissime homme d’affaires de 31 ans bien connu dans la Région. Au moment où il est cueilli comme un fruit à son domicile du quartier hauts-plateaux par les éléments du BIR, il avait en sa possession une somme de 4 millions Fcfa, lui qui disposait également d’une cache d’armes souterraine, d’une logistique de trois pick-up servant de moyen de déplacement à ces citoyens d’un autre genre, armes blanches et à feu au poing, et plusieurs plaques d’immatriculation.
L’arsenal saisi s’est finalement révélé impressionnant. En leur possession, un pick-up double cabine 4×4 de couleur blanche, des dattes, des aphrodisiaques, sept fusils AK47, plus de mille munitions et vingt quatre chargeurs.

Image d’illustration

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