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Niger: la Ceni adopte le vote par témoignage lors des présidentielles

L’arreté y afférent a été signé mercredi, 17 février 2016, par le président de la Commission électorale nationale indépendante du Niger, Boubé Ibrahim

En prélude aux prochaines élections au Niger, dont le premier tour de la présidentielle couplé aux législatives est prévu le 21 février prochain, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du Niger, Boubé Ibrahim, a signé mercredi à Niamey un arrêté fixant le vote par témoignage.

Aux termes de cet arrêté, le vote par témoignage fait partie des moyens d’identification des électeurs pendant les scrutins.

Ce mode, qui permettra à une personne qui n’a aucun papier de voter quand deux témoins peuvent attester de son identité, n’est pas prévu par les lois électorales.

Les deux témoins doivent être « électeurs inscrits sur la même liste du bureau de vote et qui sont eux-mêmes détenteurs de l’une des pièces énumérées dans la loi électorale », précise l’arrêté.

Toutefois, poursuit l’arrêté, l’électeur n’est admis à voter par témoignage qu’au bureau de vote où il est régulièrement inscrit.

Le Conseil d’Etat, saisi par le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini le 10 février dernier sur la question, est d’avis que « le vote par témoignage est possible sur le fondement de l’esprit des lois et des pratiques électorales au Niger ».

Nantie de cet avis, la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a validé samedi dernier par un vote, ce mode de vote par témoignage, sans l’opposition.

Le vote par témoignage, qui concerne près de 1,5 million de Nigériens, sur un total de 6,5 millions d’inscrits, est rejeté fermement par l’opposition pour laquelle, c’est « une man uvre frauduleuse qui viole la loi ».

Dans une déclaration rendue publique mardi à Niamey, l’opposition politique nigérienne réunie au sein de la Coalition Pour l’Alternance 2016 « Copa 2016 », a [i « dénoncé fermement cette man uvre frauduleuse] d’introduction du vote par témoignage qui viole à la fois les dispositions juridiques nationales et supranationales ».

Estimant que la Ceni « n’a pas vocation à légiférer », l’opposition l’a invité « au respect strict de la loi électorale afin de conduire en toute indépendance le processus électoral à son terme ».

En outre, l’opposition rend « entièrement responsables le gouvernement et la Ceni de toutes les conséquences néfastes susceptibles d’impacter la tenue des prochaines élections et la paix sociale au Niger ».

L’opposition a appelé la Société civile nigérienne, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE) et les Nations Unies à « peser de tout leur poids pour sauver le processus électoral gravement menacé ».

Au Niger, les candidats sont en pleine campagne électorale
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