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Niger: Tandja contre vents et marées

Malgré les sanctions internationales, le président nigérien Mamadou Tandja refuse d’abandonner le pouvoir qu’il a prolongé de 3 ans.

Rappel des faits
On se rappelle y a quelques mois, le président nigérien Mamadou Tandja, avait déposé un recours à la cour suprême, pour la tenue d’un référendum censé le maintenir au pouvoir pendant trois ans. Il expliquait avoir besoin d’un peu plus de temps pour mener à terme, ses projets de développement. Mais la cour a rejeté sa demande. Il se tournera ensuite vers l’assemblée nationale qui fera la même chose. Ces refus mettront Tandja dans tous ses états et il décidera par conséquent de dissoudre le parlement pour en mettre un autre sur pied. Signalons que son mandat légal a expiré le 22 décembre. Ainsi, le 4 Août dernier, le président Tandja a organisé le référendum qu’il avait demandé et est allé voter lui-même. Il s’est donc attribué un prolongement de trois ans. Expliquant que c’est le peuple nigérien qui le souhaitait et avait le droit de choisir ce qui est bien pour lui. Signalons que ce référendum a été organisé malgré les sanctions prises par les Nations-Unies, la CEDEAO et l’Union Africaine et l’Union européenne.

Sanctions économiques
Au lendemain de la fin du mandat légal de Tandja le 22 décembre dernier, les Etats Unis ont suspendu l’aide humanitaire et imposé des restrictions aux déplacements de plusieurs responsables du gouvernement nigérien. Et cela, pour sanctionner le refus de Tandja de ne pas renoncer à son mandat. Pour couronner le tout, le président américain Barack Obama a exclu le Niger d’un partenariat commercial privilégié avec les Etats-Unies dans le cadre de l’AGOA. Ces sanctions il faut le dire, ont débuté par les coopérations humanitaires entre les deux zones. Ce sont par exemple, les prêts consentis dans le cadre du millénium challenge corporation, l’agence fédérale de lutte contre la pauvreté. Pour un coût total de 23 millions de dollars. Par la suite, il y a eu la suspension des programmes de l’USAID, dépendant directement du département d’Etat dont la contribution s’élevait à environs 4 millions de dollars cette année. La CEDEAO pour sa part, dit « prendre acte de la fin du mandat de président Tandja » Elle avait elle aussi, pris des sanctions contre l’homme après le référendum du 4 Août dernier. Elle a suspendu le pays de l’instance.

L’opposition a pour sa part, organisé une marche de protestation dans la capitale Niamey, pour dénoncer un abus de pouvoir. Cette manifestation a été massivement suivie par des milliers de partisans et sympathisants. Le secteur public a organisé lui aussi, une grève générale largement suivie, selon les différents syndicats de travailleurs. Cette grève s’est tenue le lundi 21 décembre dernier, veille de la fin du mandat légal de Tandja. Les centrales syndicales exigent pour leur part, des augmentations de 50% des salaires et une baisse de des impôts sur les revenus. En tout les cas, la situation est tendue pour Tandja qui subit des pressions de partout. Il tient depuis près de 5 mois, mais jusqu’à quand encore ?

Mamadou Tandja, envers et contre tous
Journalducameroun.com)/n
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