CultureCulture › Arts visuels

Nora Atalla: «Nous voulons que la population ait un contact direct avec la poésie»

La vice-présidente du Festi7, et déléguée de l’Union des écrivains québécois parle de l’organisation, des objectifs et des invités

Nora Atalla, du 1er au 6 décembre prochain, aura lieu à Yaoundé le festi7. Quel est l’état des préparatifs ?
Nous sommes fins prêts. Nos partenariats ont été consolidés depuis déjà un bon moment, et tous les lieux où se produiront les poètes ont été déjà visités et investis. Nous sommes sous le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture et aussi du Haut-commissariat du Canada, car le festival coïncide avec le 50e anniversaire des relations diplomatiques Canada-Cameroun. Nous avons en place un plan d’accueil pour les poètes étrangers. Nos communiqués et pièces publicitaires sont en diffusion. Nous avons eu quelques entrevues. Notre site Web www.festi7.com est en ligne depuis quelques semaines déjà, et nous recevons très souvent des appels de nombreux intéressés.

De nombreux poètes sont attendus. Combien de pays seront représentés?
Les poètes étrangers ont commencé à atterrir à Yaoundé; chaque jour, il en arrive. Ils viennent de partout : du Québec/Canada : Nora Atalla, Claudine Bertrand, Isabelle Forest, Valérie Forgues, et Gaston Bellemare; de France : Francis Combes, Barnabé Laye, Évelyne Pèlerin Ngo Maa, Sabine Péglion ; du Luxembourg : Lambert Schlechter ; du Bénin : Daté Atavito Barnabé-Akayi, Stéphane Néfiolov ; du Sénégal : Abdoulaye Fodé Ndione; et du Cameroun : Ernest Alima, Jean-Claude Awono, Anne Cillon Perri, Valère Épée, Patrice Kayo, Christiane Okang Dyemma, Elizabeth Moundo, Martin Anguissa, Guy Merlin Nana Tadoun, Wilfried Mwenye, John Nkemngasong, John Ngongkum; les bardes du Nord et du Sud, Adjeng Etaba et Yakubou, ainsi qu’une dizaine de poètes camerounais participants.

Qui sont les organisateurs de ce festival?
Le Festival international de Poésie des Sept Collines de Yaoundé dénommé Festi7 est une initiative de La Ronde des Poètes du Cameroun et d’intellectuels francophones vivant au Cameroun. Le Conseil d’administration du Festi7 compte 11 membres et le Comité d’organisation 12 membres. La plupart sont des poètes et des écrivains.

Le thème retenu qui est « Une ville et des symboles » fait référence à Yaoundé. On parle de festival international, pourquoi avoir choisi de l’ancrer dans une ville?
Nous avons voulu pour cette première mettre en avant la ville de Yaoundé afin qu’elle devienne, en Afrique, la plaque tournante de rencontres poétiques internationales. Aussi, tous les membres du Festi7 sont de Yaoundé, et quand on est fier de l’endroit d’où on vient, il est normal de vouloir le mettre sous les projecteurs.

Quelles seront les activités principales durant cette semaine?
Nous serons partout dans Yaoundé, dans les rues de Yaoundé pour une procession poétique et une ascension du mont Fébé ; dans les cabarets à vocation de jazz, comme le Yaoba, Maeva, Awale et La Tanière ; dans les centres culturels, comme l’Institut français du Cameroun, Centre culturel Francis-Bebey et au parc Kyriakidès pour des tables rondes, un récital et le Marché international de la poésie de Yaoundé ; nous irons même dans les lycées pour donner des ateliers de poésie aux enfants, et nous serons aux portes de Casino centre-ville, Mahima Elig Essono et Dovv Bastos comme poètes publics pour écrire des poèmes à ceux qui le souhaitent !

En quoi consistera le marché international de la poésie?
Le Marché international de la Poésie de Yaoundé se déroulera le 5 décembre dès 9 h sur le grand balcon du parc Kyriakidès. Il y aura des lectures publiques, de la musique; une exposition de recueils de poèmes de poètes camerounais et étrangers ; une projection d’un diaporama sur les poètes phares, et leurs poèmes suspendus sur une corde à linge!

Nora Atalla: «Nous voulons que la population camerounaise ait un contact direct avec la poésie»
Journalducameroun.com)/n

Un festival de poésie, 3v, existe déjà au Cameroun. Pourquoi en avoir créé un autre?
Le festival dont vous parlez est multidisciplinaire, tandis que le Festi7 est consacré uniquement à la poésie, qui est pimentée ici et là de musique pendant les entractes.

Pensez-vous qu’un festival suffit à développer le genre poésie dans le pays?
Bien entendu, il faut y travailler, mais je n’ai aucun doute que le Festi7 créera une fierté nationale et, par conséquent, il donnera du souffle à ceux qui se passionnent de poésie. Je pense sincèrement, comme dans toute chose dans la vie, qu’à force de creuser, on trouve toujours la source. Cette source, à travers le Festi7, c’est la poésie. Sans poésie, où irait le monde ? Et nous voulons que la population camerounaise ait un contact direct et intime avec quelque chose, qui est réalité est en chacun de nous : encore la poésie ! Car, tant qu’il restera des poètes sur terre, nous pouvons continuer d’espérer et de rêver. Et ces deux aspirations sont essentielles pour trouver la paix et l’harmonie.

Qui est Nora Atalla?
J’ai un peu de mal à me qualifier, mais en peu de mots, je peux dire que je suis poète, romancière et nouvelliste, vice-présidente du Festi7, et déléguée de l’Union des écrivaines et écrivains québécois. Je peux dire aussi que l’écriture est une passion que je cultive depuis un très jeune âge. Je n’ai pas choisi l’écriture et la poésie : ce sont elles qui m’ont choisie !

Vous êtes une grande amie du Cameroun, quelle est la plus belle image que vous gardez de ce pays?
Quand je partirai du Cameroun, je pourrai dire que je n’oublierai pas tous les visages que j’aurai rencontrés, toutes les mains que j’aurai serrées. C’est un peuple et un pays faits de couleurs, de bruits et d’émotions.


http://www.festi7.com)/n


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé