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« Nous sommes maltraités et nous travaillons comme des esclaves » dans une prison chinoise

La lettre d’un Camerounais, anciennement emprisonné en Chine, a été retrouvée par une femme aux Etats-Unis

Une femme a révélé à un media américain avoir trouvé une lettre d’appel à l’aide d’un homme emprisonné en Chine. La lettre a été retrouvée par Stephanie Wilson, Australienne de 28 ans, dans le sac d’un magasin haut de gamme à New York, Saks. La lettre, signée par Tohnain Emmanuel Njong alarme: « Nous sommes maltraités et nous travaillons comme des esclaves pendant 13 heures par jour, produisant ces sacs en vrac dans l’usine de la prison. »

Il termine en disant « merci et désolé de vous déranger » et en laissant son adresse email, qui n’étais plus valide à l’époque. Une photo de passeport d’un homme vêtu d’une veste orange était également jointe.

Stephanie Wilson a transmis la lettre à une organisation non gouvernementale de recherche sur les camps de travail en Chine. L’ONG de défense des droits de l’homme a été incapable de retracer la lettre mais a alerté le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis et le magasin Saks.

Forcé à travailler de 6 à 22h
Avec l’aide de réseaux sociaux, le site d’information américain DNAinfo est récemment entré en contact avec Tohnain Emmanuel Njong qui s’est lui-même identifié comme l’auteur de la lettre. Selon DNAinfo, Tohnain Emmanuel Njong a été arrêté dans la ville de Chine orientale de Qingdao pour fraude en mai 2011, des accusations qu’il nie. Il a dit au site d’actualité qu’il travaillait de longues heures dans l’usine pour produire des sacs en papier, des produits électroniques et des vêtements, de 6h à 22h.

Le Camerounais de 34 ans a indiqué avoir écrit un total de cinq lettres en français et en anglais, toutes appelant au secours. « Peut-être que ce sac pouvait aller quelque part où quelqu’un la trouverait et puisse faire savoir à ma famille ou n’importe qui, que je me trouvais en prison », a-t-il ajouté.

Tohnain Emmanuel Njong conclut qu’il a été libéré après une réduction de peine en décembre 2013 pour bonne conduite et a retrouvé sa famille au Cameroun.

La Lettre envoyée de la Chine
Stéphanie Wilson)/n


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