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Nouvelle avancée prometteuse contre Ebola

Des chercheurs ont dĂ©couvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d’un survivant de la dernière Ă©pidĂ©mie en Afrique de l’Ouest.

Cette dĂ©couverte, publiĂ©e jeudi dans la revue amĂ©ricaine Cell, pourrait ouvrir la voie aux premier vaccin et antiviral dotĂ©s d’une efficacitĂ© Ă©tendue contre cet agent viral.

Il n’y a pas encore de vaccin ou de traitement commercialisĂ© pour prĂ©venir ou traiter cette infection au taux de mortalitĂ© Ă©levĂ©.

L’Ă©pidĂ©mie la plus Ă©tendue s’est produite dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016, faisant plus de 11.000 morts sur les 29.000 personnes infectĂ©es.

Les anticorps qui ciblent et neutralisent des agents pathogènes et des toxines sont aujourd’hui considĂ©rĂ©s comme les traitements les plus prometteurs contre Ebola.

Toutefois, la plupart de ces thĂ©rapies sont efficaces contre seulement une seule souche d’Ebola.

Ainsi, l’antiviral le plus avancĂ© pour combattre Ebola, appelĂ© « ZMappTM », un cocktail de trois anticorps, ne cible que la souche ZaĂŻre du virus mais se rĂ©vèle sans effet contre les souches du Soudan et du Bundibugyo.

Puisqu’il est impossible de prĂ©dire laquelle de ces souches sera responsable de la prochaine Ă©pidĂ©mie, l’idĂ©al est de mettre au point une seule thĂ©rapie capable de traiter ou de prĂ©venir une infection contre toutes les souches connues d’Ebola, explique Zachary Bornholdt, un scientifique du laboratoire Mapp Biopharmaceutical.

« Notre dĂ©couverte est un pas important pour atteindre ce but », estime Kartik Chandran, professeur d’immunologie Ă  la facultĂ© de mĂ©decine Albert Einstein Ă  New York, un des principaux auteurs.


Ces chercheurs ont pu dĂ©terminer que sur les 349 anticorps isolĂ©s dans le sang d’un survivant de l’infection lors de la dernière Ă©pidĂ©mie, deux pouvaient bloquer toutes les souches connues du virus Ebola dans des cultures de tissus humains en laboratoire.

Les deux anticorps en question ont protĂ©gĂ© des souris et des furets qui avaient Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  des doses mortelles des trois principales souches d’Ebola.

Cette découverte a déjà permis de créer un cocktail de ces anticorps actuellement testé sur des animaux de plus grande taille et aussi pour une possible utilisation pour traiter des personnes infectées.

Ces chercheurs ont Ă©galement dĂ©couvert les gènes chez les humains qui sont probablement Ă  l’origine des cellules immunitaires qui produisent ces deux anticorps.

Les dernières avancées devraient accélérer le développement de vaccins contre Ebola.

La RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) est confrontĂ©e Ă  une flambĂ©e de fièvre hĂ©morragique Ebola, la première depuis l’Ă©pidĂ©mie de 2013-2016.

Elle s’est dĂ©clarĂ©e dans une zone isolĂ©e de la RDC faisant trois morts depuis le 22 avril, selon l’Organisation mondiale de la santĂ©.

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