Société › Société

Suivi des circuits du bois du Cameroun: des observateurs indépendants formés à Kribi

Un atelier de formation et de renforcement des capacités s’est déroulé à Kribi (département de l’Océan) du 6 au 9 février derniers, en présence d’une vingtaine d’observateurs indépendants.

L’exploitation clandestine des forêts, la coupe illégale et le commerce du bois abattu illégalement sont des phénomènes très répandus dans grand nombre de pays en développement, le Cameroun y compris. Bien que l’étendue des activités forestières illicites soit difficile à quantifier, les pertes liées à ces phénomènes se chiffrent en terme de milliards FCFA. De ce qui précède, l’observation indépendante (OI) qui consiste en l’identification présumée des infractions illégales en forêt, est donc une activité déterminante pour l‘application de la loi et la bonne gouvernance dans ce secteur. Et c’est dans le cadre du projet « Voix des Citoyens pour le Changement : Observation forestière dans le bassin du Congo (Projet CV4C), qu’un atelier de formation aux techniques d’investigation et de suivi des circuits du bois du Cameroun a été organisé du 6 au 9 février dernier à Kribi, département de l‘Océan, région du Sud.

L’objectif de cette rencontre facilitée par Field Legality Advisory Group (FLAG), une organisation de la société civile qui œuvre pour la transparence et la légalité dans la gestion des ressources naturelles, était de permettre à la vingtaine de participants issus des OSC nationales, de « maitriser l’enchaînement des différentes mouvements des bois de manière à réaliser des investigations ciblées depuis le lieu de l’abattage jusqu’au lieu de la commercialisation », explique la secrétaire générale de FLAG Horline Njike.

Pour y parvenir, des modules de formation proposés aux participants tournaient autour de la chaine de production, circuit de transport et de commercialisation d’une part, et les investigations liées à la criminalité forestière et la gestion des risques, entre autres.  A terme, les participants ont bénéficié d’astuces qui pourront leur permettre d’évaluer les besoins en informations nécessaires pour mener et suivre le bois de la production à l’exportation. Un résultat greffé à leur capacité à pourvoir désormais conduire une investigation approfondie sur un élément de la chaine ou sur tout le circuit de l’attribution à l’export.

« Cette formation a été organisée dans le but d’outiller les participants pour qu’ils puissent aller au-delà de la forêt de manière à étendre le domaine d’OI et nous espérons être plus efficace en atteignant d’autres cibles que les cibles nationales. L’objectif pour nous étant de constituer un consortium d’acteurs qui influencent positivement la gouvernance forestière et l’application de la loi. Nous avons appris beaucoup de choses et maintenant le défi est à relever », souligne Laurence Wete Soh, Juriste à Forêt et Développement rural (FODER).

Il n’est pas superflu de rappeler que l’observation indépendante est d’une importance capitale dans l’application de la loi et incidemment l’amélioration de la gouvernance forestière. Jusqu’ici, les activités d’observation indépendante se sont faites en forêt et il ressort des différentes études et analyses faites auprès des cibles et des rapports d’observation indépendante, que le lien entre les activités observées en forêt et la destination du bois est souvent difficile à établir.

 

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut