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Olivier Behle: «Eclaircir des points sur les enjeux économiques de l’heure, au Cameroun»

Voilà un résumé de la rencontre avec la presse du président du plus grand des syndicats patronaux au Cameroun

La lutte contre la corruption doit encore faire ses preuves
Vendredi 3 septembre dernier, pour le traditionnel point de presse bimensuel du Groupement Interpatronnal du Cameroun (GICAM), Olivier Behle son président a entretenu les médias présents sur certains points de l’économie nationale, avec une critique assez bien contenue. Six sujets au total étaient au programme de la rencontre. Abordant la question de la mise sur pied d’un guichet unique de création des entreprises au cameroun, M. Behle est revenu sur les causes des lenteurs observées dans la mise en place de cette politique. Il ne faudrait pas confondre vitesse et précipitation. Si les objectifs à ce jour ne sont pas encore atteints, c’est en raison de la centralisation de l’attribution des immatriculations au niveau de certains centres régionaux, a-t-il expliqué. La mise sur pied de ce guichet était une des résolutions du Cameroon business forum. Le président du GICAM a aussi parlé de la vaste campagne de lutte contre la corruption engagée par la commission nationale anti-corruption(CONAC). L’efficacité des commissions dans les ministères n’a pas été prouvée à ce jour, beaucoup de choses se contredisent et se contrarient, a fait remarquer Olivier Behle. Selon lui, une réforme fondamentale serait d’introduire une loi sur la protection des témoins dans ce domaine. Cette loi devrait protéger celui qui dénonce la corruption, puisque des exemples ont montré qu’il est exposé à de nombreuses représailles, ajoute-t-il. Sur le même sujet de la corruption, le président du GICAM est d’avis que puisse être appliquées les dispositions de l’article 66 de la constitution camerounaise sur la déclaration de leurs biens, par les hauts fonctionnaires dès la prise de fonction. Toutefois a-t-il indiqué, cette disposition constitutionnelle n’est réellement efficace, que lorsqu’elle est appliquée sur fond d’existence de bonnes techniques de traçabilité des transactions financières, qui font encore défaut au Cameroun. Le comice agro-pastoral prévu cette année à Ebolowa, la principale ville de la région du sud, s’est invité dans l’échange du GICAM avec les médias. Olivier Behle a regretté qu’on en soit encore à un flou inexplicable. Les patrons regrettent le retard qui se fait observer pour sa tenue, au regard des attentes et des espoirs que les populations de la région du Sud, les agriculteurs et le Cameroun tout entier ont placé dans cet important rendez-vous, a-t-il fait savoir.

Rendre les enseignements compatibles avec les exigences du monde de l’emploi
Le président du groupement des patrons camerounais est aussi revenu sur des sujets divers. Parlant des accords conclus avec le groupement des patrons français de l’étranger (MEDEF international), M. Behle a fait savoir qu’il espérait une meilleure défense des intérêts par cette organisation partenaire, des intérêts de l’économie camerounaise, dans le cadre des négociations des accords de partenariat économique (APE). Le patron du GICAM a aussi abordé un thème essentiel pour lui, l’amélioration des systèmes des formations et des enseignements au Cameroun. Notre système et nos modes d’enseignement, nos options de formation et leurs mécanismes de financement, voire le mode de formation des formateurs, ne correspondent plus aux attentes évolutives des entreprises qui veulent disposer d’une main-d’ uvre qualifiée (.). Il y a un problème de contenu pratique des enseignements(.) a déclaré Olivier Behle. Il suggère pour sa part que soient reformé le contenu des enseignements au Cameroun, de façon à mettre un accent particulier sur le côté pratique en développant par exemple les stages pratiques pour les étudiants et les enseignants. Il a aussi émis la proposition que les entreprises soient davantage intégrées dans la conception des enseignements, ceci pour que les universités camerounaises cessent, comme c’est le cas actuellement, d’être des centres de formation des futurs chômeurs. Mais reconnait Olivier Behle, Le changement d’un système d’enseignement dans sa globalité est une question très complexe.Nous ne pouvons l’aborder que par touche successive. La première étant de mettre en garde sur l’inadéquation entre la formation qui est acquise dans nos centres et les emplois susceptibles d’être offerts, a-t-il proposé. Le président du Gicam a conclu son propos en rassurant la presse sur l’état d’avancement des travaux sur le pont du Wouri. L’avant-projet sommaire est terminé, le dossier d’appel d’offres est disponible et la durée prévisionnelle des travaux est d’environ 48 mois dont 8 pour les études.


journalducameroun.com)/n
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