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Olivier Lamissa Kakai: L’intrépide journaliste engagé!

Ce journaliste talentueux totalise déjà dix ans au service dans le plus beau métier du monde. Portrait.

Chef de l’agence régionale de la SOPECAM pour l’Adamaoua et lauréat 2009 de la Meilleure enquête en Presse écrite au Cameroun, appelez-le tout simplement Lamissa, mais ne demandez surtout pas son prénom parce qu’il n’en a pas, du moins pas officiellement. C’est donc Lamissa l’africain. Mais en tant que chrétien catholique croyant et pratiquant, Olivier c’est le prénom qu’on lui a donné lors de son baptême. Le mot Kaikai quant à lui vient du Mayo-Danay, c’est à la fois le nom d’un arrondissement très connu et le nom de son père. Littéralement, il signifie sable dur. C’est quelque chose de solide, le roc. Mais dans l’imaginaire populaire, c’est l’étonnement des bergers derrière ses troupeaux, ce qui n’est pas exact. Passons! Si vous êtes un fidèle lecteur du quotidien bilingue national Cameroon Tribune, vous le reconnaitrez par sa signature OLK ou encore Olivier Lamissa Kakai. Recruté à Cameroon Tribune en mars 2001, il sera affecté à la direction de la rédaction des magazines de la SOPECAM en mars 2003.

En mars 2011, cela fera donc exactement dix ans qu’il est au service de Cameroon Tribune et de la Société de Presse et d’Edition du Cameroun (SOPECAM). En une décennie, il a su tracer son sillon et c’est ainsi qu’en février 2005, il a participé au lancement de la rubrique hebdomadaire la Tribune des régions publiée à Cameroon Tribune tous les mercredis. En janvier 2007, il est promu chef d’agence provinciale de la SOPECAM pour l’extrême-nord à Maroua avant d’être affecté en avril 2009 comme chef de l’agence régionale de la SOPECAM à Ngaoundéré avec pour principale mission de créer et de mettre en place la nouvelle agence de la SOPECAM pour l’Adamaoua. Ce n’est donc pas un hasard si certains l’appellent affectueusement Olivier le bâtisseur. Né le 20 novembre 1977 à Tokombéré dans le département du Mayo-Sava, ce journaliste talentueux est de l’ethnie Zoulgo dans la région de l’extrême-nord Cameroun. Il fait ses premiers pas sur le chemin du savoir à l’école publique de Tokombéré où il obtient son Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) en 1988. En 1992, il décroche son Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) au lycée de Mora, puis le Baccalauréat A4 Allemand en 1996 dans le même établissement. Il entre ensuite à l’université de Yaoundé I où il obtient son Diplôme d’Etudes Universitaires Générales (DEUG) en Philosophie en 1998. Sa passion pour le plus beau métier du monde va le conduire à braver le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de Yaoundé où il en ressort nanti de son Diplôme en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (DSTIC), filière journalisme en novembre 2000.

Malgré la décennie passée dans la pratique du journalisme, il se souvient encore de ses débuts comme si c’était hier. J’ai commencé le journalisme très tôt, lorsque j’étais en classe de 4e au lycée de Mora. J’ai fait mes armes dans un petit journal de Tokombéré, appelé «Kudumbar», qui signifie terre de combat où j’ai été tour à tour reporter, rédacteur en chef et directeur de publication étant élève journaliste à l’ESSTIC. En même temps dans mon lycée à partir de la classe de seconde, en 1993, j’étais déjà élu rédacteur en chef du journal du lycée, «La voix du Wandala», et l’année suivante, directeur du club journal. A ma sortie de l’ESSTIC, j’ai créé et édité un journal spécial pour le compte du diocèse de Maroua-Mokolo que j’ai intitulé «Le Guide», un tabloïd de 8 pages consacré essentiellement au jubilé de l’an 2000 dans cette partie du pays. J’ai signé tous les articles seul. Et c’est ce journal qui m’a facilité le recrutement à la SOPECAM comme reporter en mars 2001. Je n’avais présenté que «Le guide» comme dossier de recrutement pour convaincre l’actuel directeur général de la SOPECAM qui m’a facilement fait confiance et recruté sur la base de ce journal.

Olivier Lamissa Kakai

OLK)/n

Sur les raisons qui l’ont amené à faire carrière dans le journalisme, il déclare: J’ai choisi le journalisme pour dénoncer les injustices, les frustrations et oppressions que certains hommes et politiciens font subir à leurs semblables sous le fallacieux prétexte d’être investis d’un pouvoir qu’ils détiendraient de Dieu. Et aussi pour participer à ma manière, à faire voler en éclats des considérations insensées et des préjugés tenaces ancrés dans les subconscients de certains camerounais dans le septentrion et les hommes issus de cette partie du pays. Pour moi, le Cameroun ne pourra marcher normalement sur ses deux pieds que lorsque ses citoyens se connaitront, s’estimeront et se respecteront mutuellement pour ce qu’ils sont et non d’où ils viennent (.). Une manière de dire que pour lui, le journalisme est tout simplement une arme de libération des peuples opprimés. Sa passion est d’être utile à lui-même, en faisant bien ce qu’il a à faire, ce qu’il a choisi de faire et d’être utile à ceux qui comptent sur lui, ceux qui l’ont soutenu. Et d’être enfin utile à son pays, le Cameroun. Dans son souci de perfectionnement, OLK a suivi plusieurs stages de formation et participé à plusieurs séminaires. En 2003 par exemple, il a suivi une formation à distance sur le journalisme d’investigation offerte par le bureau de la Banque Mondiale de Yaoundé. De juin à juillet 2009, il a participé à un stage de formation pour journalistes africains sur la Chine moderne à Beijing. En Octobre 2010, il a participé au séminaire de perfectionnement en journalisme politique. Il est actuellement le rédacteur en chef du journal régional baptisé Le Réveil du Château d’eau pour la région de l’Adamaoua. Sa détermination est de dire aux jeunes qu’avec le travail et le culte de l’effort, on peut surmonter toutes les difficultés. Rien n’est facile dans la vie, sans l’effort, sans le travail. Il n’y a pas point de dignité humaine pour ceux qui attendent tout des autres. Il faut essayer de se battre et ne point se décourager, il faut toujours fuir la facilité.

Ses goûts, il aime bien manger le coucous de mil ou de maïs à la sauce gombo et les feuilles. J’adore aussi le «taro à la sauce jaune» des Bamendan, le «ndolé» et le «Nkui» chez les Bamiléké, le poisson braisé me tente aussi. En tout cas, je suis un africain typique en ce qui concerne les mets déclare-t-il. Comme tout bon camerounais, il adore visionner les matches de football, particulièrement la Champion’s League avec une préférence aveugle pour Samuel Eto’o Fils, qu’il considère comme un prophète du football moderne. Il aime partager des moments de joie avec ses amis et proches en blaguant ou en sirotant de la bière dans une ambiance bon enfant. Les projets, il en a plein la tête. Il rêve d’ailleurs de créer un jour le festival culturel des peuples de montagne du grand nord, un rendez-vous culturel qui pourra se tenir tous les deux ans pour magnifier et valoriser les cultures et folklores des peuples de montagne en proie à la disparition. D’autres projets existent et sont déjà lancés et il attend qu’ils prennent corps avant d’en parler. Bon vent OLK!

Olivier Lamissa Kakai et le journal Cameroon Tribune (Illustration)

Journalducameroun.com)/n

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