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Orange Cameroun lance son press club: « Ce n’est pas pour acheter la conscience des journalistes »

Le chargé du sponsoring de l’entreprise, parle du press club qui a été officiellement lancé à Douala. Entretien

Ça y est, on peut dire que c’est officiellement parti pour le Orange press club?
Il était effectivement attendu par l’ensemble de la corporation des journalistes, et on est tout à fait heureux de porter ce bébé sur les fonds baptismaux. En fait, c’est une réponse à une demande manifestée par les journalistes eux-mêmes, celle d’avoir, par rapport à l’entreprise, une plate forme qui leur permette d’être en relation avec elle, de pouvoir échanger avec elle. On est dans un monde qui évolue énormément, et pour un secteur d’avant-garde, il est important non seulement pour ce genre de sujet, mais qu’elle puisse également fonctionner de manière dynamique et efficiente pour le bien, et de l’entreprise que nous sommes, et pour le progrès de la compétition des médias dans son ensemble.

Concrètement, comment ça va fonctionner?
On aura des sessions qui sont comme des assemblées générales où on discutera des sujets qui concernent le fonctionnement du club, mais on aura aussi d’autres rencontres qui seront, soit à dessein thématique où effectivement on pourra faire venir un professionnel d’un secteur qui préoccupe les journalistes en fonction de l’actualité, soit également des activités qui peuvent permettre aux compétences des journalistes d’être optimisées (formations, voyages d’études, conférences,.). Sans oublier le côté humain, qui permettra aux journalistes de se détendre.

Qui peut être membre de votre press club?
En théorie, tout le monde peut être membre, sauf que pour des raisons que je viens d’évoquer, on avait besoin d’une structure fonctionnelle et qui soit opérationnelle. L’ensemble de la profession dans un premier temps ne pouvait pas faire partie de manière active de l’organisation. Il y a eu des réunions préparatoires, et les membres fondateurs par un système de cooptation, ont proposé des membres. On a donc essayé d’avoir un groupe qui ne soit pas trop élargi pour que la structure reste gérable. On a 50 membres pour un départ, avec une présence d’un an qui pourrait éventuellement être renouvelable une seule fois. Donc, au terme de quelques années, tout le monde aura fait parti du press club. Les rédactions y sont représentées, les organisations socioprofessionnelles aussi, ainsi que les journalistes pris individuellement

Que répondez-vous à ceux qui estiment que c’est aussi une façon pour Orange de vouloir « acheter les consciences » des journalistes à travers le press club ? N’est ce pas, par ailleurs, une façon de vouloir contrôler l’information quand il s’agira de traiter un sujet concernant l’entreprise?
Non ! Nous pensons que la presse est un acteur important dans la société, nous, on est un acteur économique, mais on a également une responsabilité sociale d’entreprise, et on doit pouvoir soutenir tout ce qui est important. Et la presse par sa mission d’information, d’éducation et de divertissement, a un rôle social à jouer, et nous pensons que c’est de notre responsabilité de lui donner les moyens de se développer. C’est uniquement dans cette perspective que nous nous inscrivons.

Tout cela est bien louable, mais qu’est-ce que l’entreprise gagne?
En même temps, ce n’est pas de la philanthropie au mauvais sens du terme que nous sommes entrain de faire, nous accompagnons un mouvement, nous soutenons quelque chose que nous pensons être positive. Evidemment, nous y avons nos intérêts. Le premier intérêt, c’est de se rendre compte que nous contribuons au développement social. Le 2e intérêt est que le press club sera un relais d’information, il faut qu’à chaque fois qu’on a un lancement de produit, que de manière privilégiée et prioritaire, les membres du press club et la presse dans son ensemble, en soient les premiers informés.

Blaise Etoa, chargé du sponsoring d’Orange Cameroun

Journalducameroun.com)/n

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