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Organisation du CHAN : le COCAN est-il à la hauteur ?

Pr Narcisse Mouelle Kombi, président du COCAN

Malgré la cérémonie de tirage au sort, les actions de marchandising de la compétition n’ont pas démarrées. A moins de 50 jours de Evènement,  le Comité local d’organisation semble réduire la mobilisation à la commande des pagnes.

Si la cérémonie du tirage au sort fût belle, quelques aspects  de son  organisation ont toutefois inquiété. Notamment au niveau de la gestion des médias. Après le tirage en effet, aucune disposition n’était prise pour permettre à la presse de recueillir  les différentes réactions  des délégations présentes à Yaoundé.

Dans la salle prévue pour le cocktail, où se sont immédiatement rués tous les officiels, la presse a du se livrer à un véritable chassé-croisé.  D’où de vives altercations avec le  protocole, et des scènes malheureuses de tâtonnement sur des personnes à interviewer.

Tâtonnement. Le mot peut également décrire la situation dans laquelle se trouve plusieurs camerounais qui aimeraient tirer profit de l’organisation du Championnat d’Afrique des nations. A moins de 50 jours du coup d’envoi, personne n’a l’idée des coûts de ticket d’entrée au stade. Il s’agit pourtant d’une donnée essentielle qui a récemment fait l’objet d’une grosse polémique en Égypte, des mois avant la CAN. Le fait que les prix des billets étaient quasi hors de portée. Les autorités égyptiennes  ont dû instruire une réduction des tarifs, aussi grâce à la disponibilité du temps dont le pays disposait avant le début du tournoi.

Rendu à moins de deux mois du tournoi, le citoyen moyen devrait déjà savoir ce que lui coûtera le CHAN, en terme de ticket d’accès au match pour les confrontations du premier et second tour et même pour la finale. Le transport ne devrait pas être en reste, quand on sait qu’ailleurs, les Comités locaux d’organisateurs, en accord avec les agences de voyages, travaillent pour faciliter le transport des spectateurs. Sur ce volet de mobilisation, l’on serait attendu que le Comité local d’organisation qui a depuis plus d’un mois l’hymne et mascotte organise des caravanes animées à travers les principales villes concernées par le tournoi, afin de susciter davantage l’engouement des camerounais.

Au Maroc, où s’est disputé le dernier CHAN, six mois avant le début de la compétition, toutes les artères des villes du royaume chérifien étaient bariolées d’affiches annonçant l’évènement. A deux mois du CHAN, dans la compagnie aérienne locale, les brochures étaient distribuées à tous les passagers. Les volontaires formés à la culture d’accueil des grands évènements sportifs, étaient déjà à pied d’œuvre pour faire vivre aux marocains le tournoi panafricain. Dans les hôtels, les hôtesses étaient mises à contribution, pour communiquer sur l’évènement.  Pas étonnant, qu’avec un tel dispositif d’accueil, le Maroc soit l’un des pays les plus visités du continent.

Au Cameroun, par contre, rien ne laisse présager pour l’instant que le pays va accueillir un rendez-vous continental. Le COCAN s’illustre sur le champ de la distribution des gadgets, un secteur qui échoit en principe aux opérateurs économiques qui veulent profiter de l’évènement. Le COCAN a commis un pagne sur lequel l’on peut remarquer son logo, celui de la CAF et l’image de la mascotte,  fièrement arboré et promu çà et là depuis la cérémonie du tirage au sort.



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