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Otages de l’Est: le chef du village interpellé

L’attaque d’un groupe armé vendredi à l’Est, a conduit à l’ interpellation du chef coutumier de la localité concernée en marge des investigations menées par les forces de sécurité camerounaises

Le mystère reste entier cinq jours après l’enlèvement de 16 personnes dont un maire du Nord lors d’une attaque d’un groupe armé présumé d’origine centrafricaine vendredi à l’Est, un épisode ayant conduit à l’ interpellation du chef coutumier de la localité concernée en marge des investigations menées par les services de sécurité et de renseignement camerounais.

Mama Abakaï, maire de la commune de Lagdo dans le nord, avait été kidnappé peu après la tombée de la nuit vendredi à Babio, village de l’arrondissement de Garoua-Boulaï frontalier de la République centrafricaine (RCA), en compagnie d’une forte délégation rentrant d’un deuil à Bertoua, la principale ville de la région de l’Est, selon les informations communiquées à Xinhua par des sources sécuritaires.

Composée en outre de commerçants et, plus important encore, d’une présidente de section de l’Organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (OFRDPC), organe spécialisé du parti au pouvoir dédié aux femmes, cette délégation était tombée dans une embuscade tendue par un groupe d’individus armés présentés comme des rebelles centrafricains.

Pendant environ quatre heures, ces derniers avaient occupé un coin du village de Babio où ils avaient même allumé un feu de bois, d’après les sources contactées par Xinhua qui évoquent des soupçons de complicités au sein de la communauté dans la prise d’ otages ayant visé la délégation voyageant pour le Nord à bord d’un car de transport, d’où pour l’interpellation du chef coutumier de la localité.

Pour ces sources, le trouble subsiste autour des circonstances de ce rapt dans la mesure où, depuis la dégradation du climat sécuritaire à l’Est à cause de la crise centrafricaine, Babio comme toutes les autres localités de Garoua-Boulaï est supposée être sous surveillance sécuritaire avec l’appui de comités de vigilance communautaires créés à l’initiative des autorités administratives.

De fait, les services de sécurité et de renseignement camerounais espèrent obtenir à travers les interrogatoires du chef du village, des indices pouvant permettre de remonter la piste des ravisseurs dont l’identité reste pour l’heure inconnue, tout comme le lieu de captivité des otages qui est cependant situé sur le territoire centrafricain.

Par la même occasion, l’armée a renforcé son dispositif qui avait été allégé après la libération en septembre 2014, au terme d’un an de détention à Yaoundé, du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine,dont l’organisation, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), était considérée jusqu’à son retrait après cette libération comme le plus grand danger à l’Est, comparativement aux ex-rebelles de la Séléka et des milices anti-Balakas.

Ce groupe armé a dans un communiqué publié le lendemain à Bangui rejeté sa responsabilité dans l’enlèvement du maire et sa délégation,encore non revendiqué par un mouvement similaire quelconque.


sarahetpierre.canalblog.com)/n


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