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Otages emmenés en RCA: la piste des autorités camerounaises

Le gouverneur de la région de l’Est estime que les auteurs pourraient se recruter au sein d’anti-balaka isolés ou des dissidents d’Abdoulaye Miskine. La Minusca alertée

Le ratissage des forces de sécurité camerounais à la frontière avec la République centrafricaine, quatre jours après l’enlèvement de 16 personnes non loin de Garoua Boulaï à l’Est du Cameroun, n’a pas encore fourni de grands résultats mais on s’avance déjà sur quelques pistes.

«Compte tenu du fait que nous n’avons pas encore de revendications des assaillants, nous sommes sur plusieurs pistes. Tantôt on pense aux anti-balaka isolés, mais qui n’ont pas d’armements aussi sophistiqués que cela. Nous pensons également à la piste des dissidents d’Abdoulaye Miskine. Peut-être, un certain groupe de rebelles qui lui étaient fidèles à un moment donné n’a pas jugé utile de le suivre, et ces derniers seraient restés dans la forêt, ils sont parfois à la recherche de rançons avec ces techniques de prises d’otages», présume le gouverneur de la région de l’Est, Samuel Ivaha Diboua, dans la presse publique ce mardi.

«Il faut rappeler que les assaillants s’exprimaient majoritairement en langue arabe choa. Et selon les indications du rescapé, c’étaient des personnes très effilées», ajoute le gouverneur.

Le FDPC d’Abdoulaye Miskine a dit, dimanche dans un communiqué de presse, n’être ni de près ou de loin mêlé à cet enlèvement.

Les 16 personnes ont été enlevées dans la nuit du 19 au 20 mars dernier, à Gbabio, village situé à près de 16 Km de Garoua-Boulaï, localité frontalière de la République centrafricaine dans la région de l’Est. Elles étaient venues du nord pour assister le sous-préfet de Lagdo dans les obsèques de sa belle-mère. La levée de corps avait eu lieu le 19 mars à l’hôpital régional de Bertoua et c’est au moment de rentrer qu’elles ont croisé des assaillants.

Un ratissage de la zone a été organisé par les forces de l’ordre et de sécurité camerounaises ainsi que les autorités administratives depuis ce rapt. «Nous avons également pris la peine d’informer les éléments de la Minusca (Mission de l’ONU en RCA, ndlr) basés à Cantonnier du côté de la République centrafricaine pour qu’une action synergique soit menée dans le but de retrouver ces Camerounais», confie Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, Gouverneur de la région de l’Est
Droits réservés)/n


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