Culture › Musique

Otu Bala Jah, et le reggae groove grave!

Le messager reggae a fait sa première scène à Douala la semaine dernière

Otu Bala Jah, accompagné par son « clan bABa » appellation contrôlée, avait un message à faire passer le 10 mars dernier. Celui de l’amour et de la paix. Dans un décor qui en dit long sur ses inspirations. Sur le devant de sa scène, les trois couleurs vert, jaune et rouge de l’ancien drapeau d’Ethiopie aujourd’hui utilisé dans la culture rastafari, elle-même née en Jamaïque. Le pays de Bob Marley, reconnu comme l’un des pionniers du mouvement reggae. C’est ce mouvement que représente Otu Bala Jah, bien déterminé à poursuivre l’ uvre de dénonciation de ses pairs du domaine.

Du « Sound system » au « New roots » en passant par le « Dub », il maitrise l’art du reggae et le transmet à travers ses chansons. Une dizaine au total pour un spectacle qui aura duré près d’une heure et trente minutes. Inconsciemment, chacun du public, même les moins concernés se surprenait entrain de faire un mouvement de la tête. Se sentant à un moment interpellé par ce qu’il raconte. Dans ses textes, Otu chante la paix, l’amour, les indépendances africaines, les émeutes de février 2008 au Cameroun et « les innocents qui y ont laissés leur vies en dénonçant des abus », la corruption « Ceinture serrée ; 3 mille milliards », les souffrances de certaines femmes qui éduquent leurs enfants toutes seules, bref la société dans sa globalité. Il ne délaisse pas les politiques « avec leurs discours creux» dans « Au nom du chef, Tes complots »… des chansons de son premier album « Ceinture serrée » qui date de 2009, mais aussi de son deuxième opus « Yaddis reggae » sorti en ce début 2011. Il réclame de la Francafrique, la vérité sur l’ « Angolagate », la fameuse affaire des ventes d’armes en Angola en 1994. « Angolagate, tell me the true, dis nous qu’est ce qui s’est même passé.On se demande d’où venait les armes, qui a armé les armées » se questionne le reggaemen dans cette chanson qui figure sur son nouvel opus.

Otu Bala Jah sur scène au ccf de Douala, jeudi 10 mars 2011
Journalducameroun.com)/n

Des messages tout aussi poignants qu’il diffuse « sans peur » affirme t-il. « Je n’ai pas volé de l’argent public donc je peux me permettre de dénoncer. Depuis dix ans, c’est le travail que nous faisons, moi-même et le clan bABa ». Le clan est constitué de sept apôtres du reggae, Yves Makwanza à la guitare, Gabriel Olinga à la batterie, Gabin au clavier, Yvan Mandeng à la trompette, Cyrille Kono, par ailleurs directeur artistique du clan à la basse et deux talentueuses dames Gisèle et Danielle Eog au ch ur. Une belle partie de reggae pur, façon Burning Spear ou encore Bob Marley, deux monuments auxquels le « disciple de Jah » ne s’est pas abstenu de rendre hommage. Un brulant « Get up Stand up » ne fera que du bien pour clore les hostilités. Et il se dit déjà du reggaemen qu’il est sur la bonne voie tracée par les plus grands. Ya man!

Le clan bABa
Journalducameroun.com)/n


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