Culture › Arts visuels

Ouagadougou : bientôt un monument pour le Camerounais Dikongue Pipa

Dikongue Pipa, photo d'illustration ©Droits réservés

Ce réalisateur a remporté l’Etalon de Yennenga, le grand prix du Fespaco, en 1976.

La construction à Ouagadougou d’un monument à la gloire du Camerounais Jean-Pierre Dikongue Pipa est une initiative de la maison de production audiovisuelle camerounaise Cordia Prod. Cette structure a lancé ce projet à Douala le 17 mai dernier, en marge de la célébration de son premier anniversaire.

Jean-Pierre Dikongue Pipa ! Le personnage n’est pas assez connu de la  jeune génération au Cameroun. Mais en 1976, ce réalisateur gagne l’Etalon de Yennenga, le grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui se tient tous les deux ans au Burkina Faso. Le Camerounais décroche le précieux sésame avec le film Muna Moto. Ce long métrage est une romance à la camerounaise qui raconte l’impossible histoire d’amour de Ndongo et de la jeune Ndomé. Ils sont amoureux et veulent se marier mais Ndongo, orphelin, n’a pas de quoi payer la dot. L’oncle de Ndongo, époux de trois femmes sans enfant, convoite Ndomé. Il parvient aisément, avec le consentement de la famille de la jeune fille et du village, à voler la place de son neveu auprès de Ndomé.

Le film présente les failles des sociétés traditionnelles camerounaises où le collectif et le respect des lois préétablies priment sur les aspirations personnelles. Il a remporté d’autres récompenses, à l’instar du Grand prix Georges Sadoul en 1975 et le Grand prix du Festival international du film de l’ensemble francophone à Genève en 1975.

«A nos jours il ne se trouve toujours pas de statue à l’égérie de Dikongue Pipa sur la colonne des cinéastes à Ouagadougou comme le veut la tradition pour chaque Etalon », indique Cordia Prod sur son site Internet. Une situation que la structure se propose de corriger et, pour ce faire, elle s’est fixée le délai du 2 mars 2019 pour réaliser son projet.

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