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Patricia Bakalack: la jeune actrice camerounaise vise haut!

Élève au Studio Pygmalion, elle veut révolutionner la scène du théâtre français

Patricia Bakalack est une jeune comédienne camerounaise. Elle est née le 20 mars 1983 à Libreville au Gabon. Qu’elle ne connaît cependant pas puisque c’est au Cameroun qu’elle va grandir, entourée de sa famille. Si sur le plan matériel c’est assez difficile pour sa famille, elle passe une enfance paisible, remplie d’amour. Dans mon enfance il y a eu plus d’amour que d’argent. Sur le plan matériel c’était difficile mais, l’amour compensait. On ne se rendait pas compte qu’on manquait de pleins de choses. J’ai toujours été très entourée.

Bien qu’elle affirme ne pas avoir fait d’études, c’est avec une aisance dans le langage qu’elle raconte son rêve d’enfant : le cinéma. Depuis que j’ai 8 ans, je veux être actrice. J’ai juste attendu le bon moment. Même si c’est arrivé un peu tard, il y a 5 ans. Je n’ai pas laissé tombé, je me suis accrochée à mon rêve. En effet, en 2005, la chance lui sourit. C’est à 21 ans qu’elle va tourner dans son premier film la déchirure d’Alphonse Beni. Pendant ce tournage, elle découvre véritablement l’ambiance d’un plateau de cinéma. Éclairage, maquillage, jeu d’acteurs, tout est nouveau pour elle. L’équipe technique l’adopte tout de suite je me suis plus rapprochée de l’équipe technique parce que j’avais plus à apprendre d’eux que des autres acteurs. Nous les comédiens nous étions pratiquement tous des amateurs.

Elle enchaîne les rôles
Une fois son premier rôle décroché, elle va comme elle le dit s’accrocher et ne plus lâcher. D’abord la déchirure d’Alphonse Beni ensuite Vies brisées de Jude Tsimenkou. Alors qu’elle est encore sur le tournage de vies brisées, elle apprend qu’un réalisateur français arrive au Cameroun pour un tournage. C’est ainsi qu’elle est présentée à Christian Lara par Arouna Njoya. Le lendemain elle est dans un train en route pour N’gaoundéré où elle va jouer dans l’Héritage perdu. Alors qu’elle revient à peine du tournage de l’Héritage perdu, Arthur Kibita la présente à Gérard Essomba. Elle tournera ensuite dans son court métrage l’enfant peau rouge.

Un contrat alléchant
Son succès, l’actrice l’explique par les gens qu’elle a côtoyés. J’ai eu la chance à mes débuts de rencontrer des gens qui étaient prêts à me donner un coup de main. Véronique Mendouga (maquilleuse), Edimo Dikobo (preneur de son), Arthur Kibita, Arouna Njoya, et bien d’autres. J’étais très curieuse, j’étais prête à apprendre.Cette soif d’apprentissage la pousse à arrêter le cinéma pendant un moment. Temps qu’elle va consacrer à se former au montage avec Avic Mandeng qui a organisé le festival du film documentaire à Kribi. Elle n’ira cependant pas au terme de sa formation puisque, un peu plus d’un an après, elle reçoit un mail de Christian Lara qui la relance avec un contrat alléchant dans le cadre du programme de télévision intitulé Saga d’été de la chaîne de télévision France Ô. Contrat qu’elle accepte. Le 05 Octobre 2007, elle est dans un vol pour Paris où pendant une semaine elle fait des essayages avant de rejoindre la Martinique une semaine plus tard pour le tournage.

C’est alors que lui vient l’idée de se former pour peaufiner son jeu d’actrice. Patricia Bakalack pense alors qu’avec l’argent gagné de son contrat elle pourrait payer ses cours. Avant cela, elle aimerait retourner au Cameroun pour obtenir un visa long séjour qui va lui permettre de réaliser son souhait. Malheureusement, elle rencontre des difficultés avec le réalisateur qui ne lui paye pas la totalité de son cachet. Elle se retrouve dans l’impossibilité de payer sa formation. Elle ne veut pas non plus risquer de rentrer au Cameroun et de tout perdre. J’ai tout fait pour régulariser ma situation parce que mon visa entre- temps avait expiré de 3 mois. En 2008, elle obtient ses documents de séjour et s’inscrit en Janvier 2009 au Studio Pygmalion, une école d’art dramatique qui couve la nouvelle génération de jeunes acteurs connus: Marion Cotillard, Mélanie Laurent et bien d’autres.

Re-belle pour briller
Là bas, elle fait du « training ». Au Studio Pygmalion, on ne suit pas une formation académique. C’est le training. Quand tu es un comédien confirmé et que tu sors de là, tu reviens de temps en temps t’entraîner. En Février 2009, dans un exercice, il faut proposer un monologue. Elle appelle Emery Noudjiep Techemdjo qui lui propose un texte inédit. Elle le lit et est intéressée tout de suite. En Juillet Patricia arrive au Cameroun et entre en résidence avec La compagnie Acor contemporain pour monter Re-belle. Une pièce de théâtre abordant le calvaire d’une adolescente enfant soldat. Elle en devient l’interprète et la co-productrice. Quand je décide d’aller au théâtre et de produire en même temps, c’est pour être acceptée comme une actrice à part entière. J’en ai marre des rôles de prostituée et de ménagère qui sont attribués aux noirs dans le cinéma français.

Patricia Bakalack
Journalducameroun.com)/n
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