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Paul Atanga Nji : «Les sécessionnistes ambazoniens sont pires que Boko Haram»

Le Minat, Paul Atanga Nji ©Droits réservés

Le ministre de l’Administration territoriale a livré sa vision de la crise anglophone, ainsi que des informations sur les leaders ambazoniens incarcérés.

Le ministre Paul Atanga Nji était, ce lundi 25 juin 2018, l’invité du programme Présidence actu, diffusé sur la Crtv. A cette occasion, le responsable de la commission en charge du plan d’assistance aux populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est revenu sur les derniers développements en cours dans la partie anglophone du pays.

Selon le ministre, en effet, « les sécessionnistes anglophones sont pires que Boko Haram ». Il en veut pour preuve, la diffusion de vidéos  de «cannibalisme» sur les réseaux sociaux, qu’il attribue aux soldats de l’Ambazonie. « Ces hommes sont des barbares (…) ils préparent des hommes, coupent les têtes des soldats pour en faire des ballons de football…c’est inhumain », s’indigne le ministre de l’Administration territoriale. De nombreuses réserves ont pourtant été émises sur l’origine de ladite vidéo. Certains affirment que les images évoquées par Paul Atanga Nji sont issues du tournage d’un film au Nigeria.

Paul Atanga Nji affirme avoir effectué plus de 27 descentes à Bamenda depuis le début de la crise, et qu’il est en mesure d’affirmer que ceux qui sont dans la brousse sont une minorité. Il leur demande, par conséquent, de déposer les armes et de collaborer avec le gouvernement. De nombreuses opérations de rafle devraient être organisées dans les deux régions en crise dans les prochains jours, et tous ceux qui seront trouvés en possession d’armes seront considérés comme des «terroristes».

Interrogé sur le cas des leaders de l’Ambazonie arrêtés au Nigeria et transférés à Yaoundé début 2018, le ministre Paul Atanga Nji s’est dit surpris que tout le monde lui pose des questions sur ce sujet. « Je ne sais pas pourquoi tout le monde ne parle que de ces extradés (…) j’ai rencontré des diplomates et tous me demandent ce qu’il adviendra d’eux. Je vais leur dire, le Cameroun est un pays de droit. Ils ont violé, torturé,  des gens, des centaines de gens, des milliers de personnes ont demandé qu’ils soient arrêtés. Les enquêtes sont en cours, et quand le moment viendra, ils comparaîtront devant les tribunaux», assure-t-il.

Pour finir, Atanga Nji a salué l’action du chef de l’Etat qui a initié une campagne d’assistance humanitaire à l’endroit des victimes civiles des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il a affirmé à cet effet que le ministère dont il a la charge n’a pas pour vocation de gérer l’argent qui sera collecté pour l’implémentation de ce plan, mais se chargera juste de la coordination des opérations humanitaires sur le terrain.

 

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