Politique › Institutionnel

Paul Biya: « La conférence du Commonwealth se tient malgré un environnement international hostile »

L’allocution prononcée lundi à Yaoundé

Excellences, Mesdames et Messieurs,
Avant de commencer mon propos, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence à la mémoire de Monsieur William Shija, Secrétaire Général du Commonweath Paliamentary Association. Merci.

Monsieur le président du Sénat du Cameroun,
Monsieur le président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, Président en exercice de l’Association Parlementaire du Commonwealth,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Chambre,
Monsieur le Secrétaire Général du Commonwealth of Nations,
Monsieur le Secrétaire Général de l’Union Interparlementaire,
Monsieur le Secrétaire Général de l’Association Parlementaire du Commonwealth,
Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement du Cameroun,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et les Représentants des Organisations Internationales,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord, au nom du Peuple Camerounais, vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au Cameroun, en terre africaine, et un agréable séjour à Yaoundé. Je salue, en particulier, tous ceux qui nous ont fait l’amitié de venir de très loin et ceux qui foulent le sol du continent africain pour la première fois. Comme vous le savez, il y a toujours beaucoup de plaisir à recevoir un ami qui vient de loin.

Excellences, Mesdames, Messieurs,
Votre conférence se tient dans un contexte international marqué par la persistance de nombreux foyers de tension. Plusieurs points du globe demeurent encore le théâtre de crises politiques, économiques et sociales. Les affrontements armés sont légion. Des attentats terroristes, ainsi que des actes de piraterie maritime, se succèdent, défient la raison et interpellent la communauté internationale.

Ce tableau vient encore d’être plus assombri par l’épidémie de la fièvre à virus Ebola. En quelques mois, les victimes se comptent déjà par milliers sur le continent africain. C’est une réelle menace qui transgresse les frontières des Etats, alors même que la communauté internationale cherche encore une riposte appropriée pour contenir ce péril.

Nous devons par conséquent nous féliciter que la rencontre qui s’ouvre aujourd’hui, se tienne malgré un environnement international hostile. Par votre présence, vous affirmez et réaffirmez votre détermination à faire face aux défis dont notre siècle est porteur.

Mon pays se réjouit d’avoir été choisi pour abriter la 60ème Conférence de l’Association Parlementaire du Commonwealth. Cette marque de considération et de confiance honore le peuple camerounais.

Par leur présence massive, les parlementaires du Commonwealth témoignent, de façon éloquente, de l’intérêt qu’ils portent à la solidarité entre les peuples qu’ils représentent. C’est aussi, pour la grande famille du Commonwealth, une belle preuve de son engagement résolu à uvrer avec constance et détermination en faveur d’un monde meilleur. Ceci est un réel motif de satisfaction, mais aussi et surtout d’espérance.

Excellences, Mesdames, Messieurs, Distingués Participants,
Vous avez choisi, pour votre rencontre à Yaoundé, de réfléchir sur «le repositionnement du Commonwealth dans l’optique de l’Agenda de Développement Post 2015».

Outre qu’il cadre parfaitement avec les fondements mêmes de notre Organisation commune, ce thème est d’une brûlante actualité.

Les questions de progrès social et de développement humain sont en effet au c ur des préoccupations de la Communauté des Nations. Elles s’imbriquent avec celles relatives à la paix et à la sécurité, tant il est vrai qu’aucun développement n’est possible sans un minimum de sécurité et de stabilité.

La 69ème session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, qui vient de s’ouvrir à New-York, s’attèle à définir le cadre et le contenu de l’Agenda de Développement Post 2015 de la planète.

Comme vous le savez, l’adoption, le 08 septembre 2000, de la Déclaration portant sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, a fait éclore de nouvelles espérances(, et) en un monde où la paix, la sécurité et la prospérité seront enfin partagées.

Quinze ans après l’adoption de ces objectifs, force est de reconnaître malheureusement qu’ils ne seront pas atteints en 2015 comme convenu.

Certes, des avancées notables ont été enregistrées dans certains domaines, tels que : la scolarisation, la couverture vaccinale, la lutte contre le VIH et le paludisme, et la promotion du genre à l’école. Il y a tout lieu de s’en féliciter.

Malgré ces efforts appréciables, il convient toutefois de reconnaître que beaucoup de progrès restent à faire dans des domaines essentiels. La famine n’a pas été éradiquée ; la pauvreté recule trop lentement ; le chômage, en particulier celui des jeunes, demeure un problème épineux ; et la couverture sanitaire reste insuffisante.

La communauté internationale doit tirer les leçons des difficultés rencontrées ces quinze dernières années.

Dans l’Agenda Post 2015, il faudra inventer des stratégies nouvelles à même de conduire à une amélioration substantielle des conditions de vie des populations.

De la part de tous les acteurs, il conviendra assurément de faire preuve de plus de volonté politique, de plus de générosité et d’une solidarité plus effective, plus concrète et plus agissante. L’interdépendance des Etats et l’unité du genre humain nous le commandent. Sans ce supplément d’âme, le développement à l’échéance du nouvel Agenda risque de ne demeurer qu’un objectif lointain.

Excellences, Mesdames et Messieurs,
L’adoption par l’ONU d’un Agenda de Développement Post 2015, révèle la prise en compte des manquements enregistrés dans le passé, mais aussi la prise de conscience de la nécessité d’agir avec une détermination et un engagement accrus, dès à présent, pour garantir l’avenir.

Les pays africains ont élaboré, à cet effet, une position commune qui suggère une harmonisation de cet Agenda avec les programmes nationaux et continentaux de développement, en parfaite cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Cette position commune comprend également de nouveaux axes de coopération, avec comme objectifs l’élimination de la pauvreté, la création de conditions endogènes de transformation économique, la préservation de la paix, la marche vers la prospérité et le développement durable.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires du Commonwealth,
Les défis que je viens d’évoquer ne concernent pas que l’Afrique. Ils sont communs aux peuples du monde dont beaucoup d’entre vous sont des élus.

Il vous revient de plaider auprès des pouvoirs publics nationaux et internationaux pour qu’ils respectent les engagements souscrits. Il vous appartient, dans chacun de vos pays, d’ uvrer pour que ces engagements aient force de loi.

En formant le v u que l’étape de Yaoundé soit celle de la confirmation de votre engagement en faveur d’un développement partagé dans le monde, et en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouverte la 60ème Conférence de l’Association Parlementaire du Commonwealth.

Vive le Commonwealth et Sa Majesté la Reine Elisabeth II !
Vive le Cameroun !
Thank you very much.

Le président camerounais Paul Biya à l’ouverture de la 60ème conférence des parlementaires du Commonwealth, le 06 octobre 2014 au Palais des congrès de Yaoundé
Journalducameroun.com)/n


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