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Paul Biya prend la parole ce 21 septembre à New York

Le chef de l’Etat camerounais est au siège de l’Organisation des Nations unies où il prend part aux travaux de l’Assemblée générale de l’institution

Un discours qui devrait être politiquement correct
Le président Paul Biya du Cameroun prononcera un discours ce mardi 21 septembre 2010 à New York, lors de la tenue des travaux de la 65ème assemblée générale de l’Organisation des Nations unies. Dans la suite du chef de l’Etat, plusieurs ministres directement concernés par les questions liées aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Sont présents, les ministres de l’éducation de base, de la santé, de l’économie et de la planification et aussi celui des finances. L’objectif de ce Sommet est de faire les bilans des progrès accomplis envers les OMD, et accélérer les efforts pour assurer la réalisation de ces objectifs d’ici à 2015. Il n’y a pas de projet mondial plus valable que celui-là, a déclaré M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU, devant les quelques 140 Chefs d’État et de Gouvernement qui participent au Sommet. Diffusons un vigoureux message d’espoir. Tenons les promesses que nous avons faites, a indiqué ce 20 septembre, le Secrétaire général Ban Ki Moon des Nations unies. Le président Biya ne devrait effectuer aucune déclaration d’envergure. Conformément à sa politique d’arrimage à la mouvance internationale, il parlera des objectifs du millénaire pour le développement et reviendra sur les conclusions du rapport annuel du Groupe de réflexion composé d’agences multilatérales spécialisées dans le développement et l’économie, publié la semaine dernière par l’ONU. Ledit rapport constate l’insuffisance des avancées dans la réalisation des OMD. Il prescrit un nouvel engagement des pays riches en faveur de la cible de 0,7% de leur revenu national brut à consacrer à l’aide publique au développement (APD). Une position qui n’est pas très différente de celle des dirigeants camerounais au plus haut niveau.

Relever les efforts du Cameroun et de ses partenaires
Le président Biya prend la parole à un moment où son pays est à la traine dans la réalisation des OMD, comme de nombreux autres pays d’Afrique subsaharienne. Globalement, il y a plus de personnes qui ont amélioré leurs conditions de vie. Mais, cela ne veut pas dire que la pauvreté a reculé. L’année dernière, le gouvernement a reconnu l’échec de l’application du document stratégique de réduction de la pauvreté et l’a remplacé par un document dont les orientations sont d’abord la création de richesses, avant leur répartition. Pour de nombreux Camerounais, la pauvreté reste donc la règle. En matière de santé, tout le monde reconnaît l’insuffisance du succès, dans le domaine de la mortalité maternelle et infantile. L’accès aux soins reste difficile pour beaucoup de Camerounais et la situation n’est pas prête de trouver une solution. Sur les cinq prochaines années il sera difficile de parvenir à former le nombre de médecins nécessaires et suffisants pour parvenir à une couverture médicale optimale. En matière d’éducation, de gros progrès ont été réalisés. Près de 70% des enfants sont aujourd’hui scolarisés. Des experts pensent cependant, que comme dans beaucoup de pays africains, il n’y a pas de garantie que tous ces enfants parviendront à compléter leur cycle de scolarisation d’ici à 2015. Le président Biya devrait donc revenir sur ce bilan camerounais, avant d’en présenter les causes. On peut s’attendre à ce que soit évoqués le non-respect par les pays développés de leurs engagements. Le président camerounais devrait aussi aborder les questions de gouvernance dans son pays, pour indiquer les efforts faits pour assainir la gestion des fonds publics. M. Paul Biya devrait aborder des questions aussi diverses, que l’attribution d’une place de permanent à un pays en voie de développement au sein du conseil de sécurité des Nations unies. Lors de sa visite au Brésil, le président camerounais avait indiqué qu’il plaidait pour que cette place lui soit attribuée. L’Afrique elle ne réussit pas à s’entendre sur la personne qui pourrait la représenter à ce conseil.

Le président Paul Biya lors de la dernière AG des Nations unies

www.un.org/fr)/n

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