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Peuple Mbororos: Halte à la marginalisation des populations autochtone!

La 3e édition de la journée mondiale des populations autochtones était placée sous le thème de « l’inclusion socioéconomique »

L’on a toujours pensé que les pygmées comme les touaregs étaient les seuls peuples représentant les populations autochtones en Afrique. Au Cameroun, il faut désormais ajouter les populations Mbororos dont une forte concentration se retrouve dans la région de l’Adamaoua. La prise de conscience s’est faite lors de la célébration de la 3e édition de la journée mondiale des populations autochtones qui s’est tenue au Centre de promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré qui a servi de cadre à l’évènement. A travers des danses, sketchs et expositions, le peuple Mbororo a pu faire étalage de ses connaissances, de son savoir faire et de son vaste patrimoine culturel. Des potentialités et des richesses qui, bien exploitées et mises en valeur, pourraient contribuer non seulement à leur épanouissement, mais aussi et surtout à leur pleine participation à l’essor socioéconomique du Cameroun.

Et pourtant, cette catégorie sociale fait encore face à nombre de difficultés au rang desquelles l’exclusion des circuits de prise de décision, les conditions de vie précaires, et l’ignorance de leurs droits et devoirs. On a d’abord le problème de scolarisation et le problème de mariage précoce. Il y a aussi le problème de la couverture vaccinale qui jusque là n’attend pas toujours nos villages parce qu’il y a des villages Mbororos où quand tu leur parles de vaccination ils ne savent même pas de quoi il s’agit. Nous avons aussi et surtout le problème d’insultes, les injures publiques. On nous insulte toujours, on se moque de nous et il faut que ces injures là cessent, déclare Mme Hamadjoulde Zenabou, présidente des femmes battantes Mbororos de l’Adamaoua.

En présidant cette cérémonie fort courue, le secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Adamaou, Jean Edi Abate a invité le peuple Mbororo à préserver son identité culturelle et à se sentir Camerounais afin d’accompagner les pouvoirs publics dans la dynamique de développement. C’est pourquoi il leur a demandé entre autre de relever les défis de l’éducation et de la formation, afin d’accompagner le Cameroun dans sa vision de pays qui émergent à l’horizon 2035. C’est déjà le cas pour certaines populations pygmées sédentarisées qui ont aujourd’hui accès aux écoles, aux papiers d’identité et autres actes d’état civil. L’accès notamment à la connaissance pourrait leur permettre de répondre aux paroles des autres groupes ethniques camerounais qui les considèrent comme des sous-groupes sociaux.


Journalducameroun)/n
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