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Pierre Barbier: «La maitrise de la langue française est primordiale pour les producteurs de coton au Nord Cameroun»

Le directeur de l’Alliance française de Garoua, parle de la formation engagée avec la Sodecoton auprès des populations dans le Septentrion

Qu’est ce qui a incité l’Alliance Française à initier ce projet ?
L’Alliance française de Garoua a initié ce projet à la demande du directeur général de la Sodecoton, Monsieur Abdou Namba. Depuis trois ans, l’Alliance organisait des cours d’alphabétisation, gratuits, dans ses locaux grâce à une subvention annuelle de la Sodecoton. Cette action était orientée en direction du grand public sous forme de cours du soir. Le ministère de la Jeunesse avait alors reconnu l’Alliance française de Garoua comme centre d’alphabétisation. Le DG de la Sodecoton a souhaité orienter cette action en direction des producteurs de coton qui ont besoin de ce type de formation, d’où les origines de ce projet. Il a été présenté un projet pilote porté par l’Alliance et construit avec la collaboration du service formation de la société cotonnière.

Quel est l’objectif poursuivi par l’Alliance Française à travers ce projet ?
Ce projet doit permettre aux producteurs de coton réunis en GIC par secteur d’améliorer leurs compétences linguistiques pour une meilleure maîtrise de la langue française au niveau de l’écrit et de la lecture en lien avec leurs besoins professionnels. En effet, entre la gestion des GIC et les relations avec la Sodecoton, cette maîtrise de la langue française est primordiale afin de permettre aux producteurs par exemple de rédiger des rapports ou de lire des fiches techniques. A travers ce projet, nous espérons donner aux producteurs de coton certains outils qui amélioreront leur travail quotidien, et pourquoi pas leurs rendements. Ce projet doit pouvoir aussi développer une dynamique dans les villages où vivent les producteurs. En effet, plus il y aura des personnes lettrées dans ces villages, plus ces derniers pourront développer des activités économiques et sociales importantes dans leur vie. Enfin, l’objet d’une Alliance française étant la promotion de la langue française, ce projet nous permet de toucher d’autres couches sociales vivant dans le monde rural.

Comment s’est concrétisé le partenariat avec la Sodecoton et qui supporte le coût financier du projet?
L’Alliance a la chance d’être un partenaire de la Sodecoton et de longue date. Nous travaillons avec elle du fait que c’est une entreprise citoyenne qui soutient des projets socioculturels tels que ceux mis en avant dans notre activité. De plus, nous travaillons aussi avec le personnel du siège à Garoua dans la formation professionnelle des employés. Pour ce projet pilote, nous avons une convention qui lie les deux structures le temps de la réalisation et de l’évaluation en 2014.Nous travaillons aussi en partenariat avec la délégation régionale de l’Education de Base. En effet, les cours sont assurés par des enseignants formés à l’Enieg et titulaires du ministère de l’Education de Base. De plus, les cours sont dispensés dans les écoles de ce même ministère, hors temps scolaire. Le coût financier du projet est pour l’instant supporté par la Sodecoton puisque c’est avec elle que nous avons signé la convention. En interne, la société cotonnière s’entendra sûrement avec la Cnpc (Confédération nationale des producteurs de coton).

En matière d’alphabétisation, quels sont les autres fronts sur lesquels l’Alliance française est présente ?
Le c ur de métier de l’Alliance est la promotion de la langue française. Pour cela, plusieurs biais sont utilisés et en particulier les cours de français (y compris l’alphabétisation) en direction des particuliers ou des entreprises et quelque soit le niveau des apprenants. Nous proposons ainsi des cours de FLE/FLS (Français Langue Etrangère / Français Langue Seconde). Nous proposons aussi des cours de préparation aux diplômes de langue française (DELF/DALF). Enfin nous proposons des cours de FOS (Français sur Objectifs Spécifiques) en direction d’employés d’entreprise en fonction de leurs besoins.

Pierre Barbier, le directeur de l’Alliance française de Garoua
Journalducameroun.com)/n


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