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Plainte contre les évêques : le colonel Tamambang décline toute implication

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Cette sortie de l’officier supérieur à la retraite vient en rajouter à la confusion de la situation

Alors que l’audience des évêques  de l’archidiocèse de Bamenda prévue ce vendredi 21 avril a été reportée,  voilà qu’un des noms cités dans la plainte contre les prélats sort de l’anonymat. Les populations de Bamenda qui attendaient impatiemment de pouvoir coller un visage aux noms des deux plaignants, ont eu des nouvelles du colonel Tamambang, par le biais le cabinet d’avocats Muluh & Partners.

Le nom de l’officier supérieur mentionné dans la citation directe a publié une position claire à ce sujet. « Le colonel retraité Tamambang Simon Nche déclare publiquement et catégoriquement qu’il n’est lié d’aucune façon audit consortium des parents…Toute personne utilisant son nom pour propager une telle information par le moyen des medias traditionnels ou sociaux le fait à ses risques et périls »,  précise-t-il.

En effet, dans la citation directe adressée aux prélats le 12 avril dernier, le « Colonel Tamambang » (sans plus de précisions) était mentionné comme l’un des plaignants, pour le compte du Consortium des parents des écoles missionnaires. On n’en savait pas plus sur la réelle identité de ce plaignant, ce  qui a laissé libre cours à des supputations.


Cette sortie du colonel Tamambang vient accentuer le doute sur la vĂ©ritable identitĂ© du plaignant et sur la situation en gĂ©nĂ©ral. De nombreux parents ne connaissent pas ledit consortium. L’avocat des plaignants dit recevoir des menaces de mort. Les « vrais » plaignants gardent le silence.

En rappel, Mgrs Cornelius Fontem Esua, archevêque de Bamenda, Michael Bibi, son auxiliaire, George Nkuo, le président de la conférence épiscopale provinciale  de Bamenda, ainsi que trois autres mis en cause, ont été convoqués au Tribunal de grande instance de la Mezam suite à une plainte déposée contre eux par les nommés « Colonel Tamambang et Lieutenant-colonel Terence Sama ». Ces derniers ont exigé le paiement de 150 milliards de francs Cfa à titre de dommages et intérêts, pour leur gestion foireuse de l’année scolaire 2016-2017, conséquence de la crise en cours dans la région du Nord-ouest.

 

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