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Politique: Issa Tchiroma reprend du service

Le ministre de la communication a organisé samedi dernier un meeting de son parti, en marge d’une visite de travail effectuée à Douala

Le FSNC pour une nouvelle politique
En marge d’une visite à Douala la capitale économique du Cameroun, Issa Tchiroma l’actuel ministre de la communication a profité pour reprendre du service politique, mais cette fois sous les couleurs de son nouveau parti, le Front pour le Salut National du Cameroun (FNSC). Une occasion pour lui d’apporter des précisions sur un certain nombre de points relativement à sa nouvelle position politique. Face à de nombreux jeunes venus écouter le très dynamique défenseur du pouvoir en place, monsieur Tchiroma a expliqué les raisons de son nouveau changement de cap. Je suis allé vers le président Biya. Je lui ai dit permettez moi d’apporter ma modeste contribution a-t-il expliqué. Au passage il a fait savoir de façon bien indirecte que les autres leaders qui, comme lui avant, sont dans l’opposition, filent droit vers un mur et ne semblent pas encore tirer les leçons du passé, ce que lui I. Tchiroma a très vite compris. Il faut avoir été à l’école pour se remettre en cause, se mettre au service du président de la république et construire. Moi je construit le changement a déclaré le ministre. Il a par ailleurs invité les jeunes à massivement s’inscrire sur les listes électorales. Sur le changement, Monsieur Tchiroma a éclairé sur la vision de son parti. Un changement qui doit être individuel et spirituel. Le FNSC vient vous dire que par votre pensée, vous attirez ce que vous voulez. Si vous êtes dans la pauvreté aujourd’hui, c’est votre pensée. Si vous espérez un changement aujourd’hui, il faut que par la pensée vous attiriez des choses positives. Un discours qui renforce encore peu plus le scepticisme de certains à l’endroit de son discours.

Soutenir le président Biya plutôt que le combattre
La vie politique d’Issa Tchiroma a été marquée de plusieurs retournements. Membre fondateur de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) actuellement présidée par Bello Bouba Maigari, actuel ministre des transports, Issa Tchiroma se fera remarquer par son discours très dur à l’encontre du régime actuel dans les années 1990, alors que revenait la démocratie. Un état de chose qu’il reconnait et n’oublie pas. En 1990, je disais brulez, cassez, qu’est ce que cela a donné? L’homme Politique c’est celui qui a le pouvoir de se remettre en cause, j’ai changé affirme-t-il en admettant ne pas craindre le qu’en dira-t-on ? Plusieurs commentateurs politiques et opposants remettent en cause la philosophie spéciale de la responsabilité politique que prône le ministre. A cela il répond très souvent,J’ai soutenu la révision de la constitution et aujourd’hui je soutiens la création de Elections Cameroon (ELECAM). Il ne faut pas que les gens se cachent derrière les institutions pour voiler leurs turpitudes. Ces institutions sont de loin les mieux aptes à organiser les élections à venir. Ce n’est pas ELECAM qui fera gagner ou perdre une élection à tel ou tel candidat, ce sont les hommes qui sont chargés de l’animer, ce sont les faits et gestes des membres du parti au pouvoir qui feront que cette institution plaide en faveur de tel ou tel candidat. Aux autres opposants, Monsieur Bakary a précisé qu’il était de leurs responsabilités, d’aider le président Biya à organiser une transition heureuse. Il conclue sur ce point en précisant que ceux qui ne l’auront pas compris seront complices si un jour le pays tombait entre les mains des nouveaux prédateurs du néocolonialisme.

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication et président du FNSC

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