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Politique: Les partis d’opposition veulent «La Nouvelle Ecole»

Le Manidem, l’UPC et le PDS étaient face à la presse à Douala

C’est au siège du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie, Manidem au carrefour Tif à Douala, que s’est déroulée lundi, 13 septembre 2010, la conférence de presse donnée par la direction de trois partis politique de l’opposition. Il s’agit du Manidem, de l’Union des Populations du Cameroun, UPC, et du Parti Démocrate Socialiste, PDS. Ces partis politiques en association avec l’Addec et le syndicat des enseignants du secondaire, Snaes, appellent à la revendication d’une meilleure école tout au long de ce mois de septembre, marquée notamment par la rentrée scolaire qui est effective depuis le lundi, 06 septembre au Cameroun. Ces revendications doivent porter sur la gratuité de l’école, la gratuité des frais de scolarité, la gratuité des livres scolaires en passant par la gratuité des frais d’inscription dans les universités publiques. Ces différentes revendications sont contenus dans un vaste projet baptisé: «la Nouvelle Ecole»

Allouer les ressources à la formation
Le désordre qui a été occasionné dans ce pays depuis plusieurs années est à l’origine de la dégradation du système éducatif actuel, a dénoncé Moukoko Priso, Secrétaire Général de l’Upc, pour qui, l’on doit cesser de croire que la gratuité de l’école signifie automatiquement qu’elle est coûteuse. Au Cameroun, le problème ne concerne pas le manque de ressources financières pour atteindre cet objectif, c’est plutôt la répartition de celles-ci, renchérit Abanda Kpama, Président du Manidem. Celui-ci rappelle d’ailleurs que 48 milliards de FCFA ont été dépensés pour la réception de 200 personnes à Yaoundé lors de la célébration du cinquantenaire (.) Après la conférence Africa 21, il y aura aussi le cinquantenaire de l’armée à Bamenda, ce qui nécessitera le déblocage de gros moyens financiers. Donc, le problème du manque d’argent à allouer à la gratuité de l’école, ne se pose pas, poursuit le président du Manidem. Il faut consacrer, selon ces formations politiques, une grande partie des ressources du pays à la formation scientifique, professionnelle et technique des jeunes.

«La Nouvelle Ecole»
D’après ce projet, tous les enfants de 3 à 5 ans seront obligatoirement inscrits dans une école dite «maternelle». Ceux âgés de 5 ans et plus devront obligatoirement être insérés dans un cycle scolaire appelé «école de base». Ce qui permettra aux enfants d’acquérir les connaissances en lecture, orthographe, grammaire, mathématiques, informatique, physique, histoire, géographie, etc. Cette école de base doit être entièrement prise en charge par l’Etat. Outre la gratuité de la scolarité, tous les livres scolaires de base devront être conçus et produits par l’Etat dans des imprimeries publiques. Pour que ces revendications deviennent réalité, le Manidem, l’Upc et le Pds appellent les populations à se mobiliser pour faire entendre leurs voix. Ces leaders politiques annoncent que dès ce mardi 14 septembre, ils vont procéder à des pétitions et à la distribution des tracts, notamment dans les établissements scolaires, pour sensibiliser les populations.


Journalducameroun)/n
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