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Politique, migration et climat au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

L’intégrité territoriale du Royaume, la question migratoire et le climat sont les principaux sujets traités par les quotidiens et hebdomadaires parus ce samedi.+L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ affirme qu’à Genève, sous la pression du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie « accepte enfin de s’asseoir à la table en tant que partie prenante au conflit et non pas en simple observateur, défenseur d’un prétendu principe général ».

Que l’Algérie accepte de s’asseoir à la table des négociations est un pas en avant, mais elle « ne fait que de l’obstruction » et « cela n’avancera en rien la résolution du conflit », estime l’hebdomadaire.

Pour +Finances news hebdo+, l’Algérie « ne semble pas disposée à un dialogue constructif, voire à instaurer un climat plus apaisé dans ses relations avec le Maroc ».

+Al Ahdath Al Maghribia+ rapporte que l’ONU, le Maroc et l’Algérie ont été unanimes à exprimer leur satisfaction quant aux conditions dans lesquelles s’est déroulée la rencontre de Genève sur le Sahara. Mais, on ne peut dire que l’Algérie et le Polisario aient pour autant changé d’un iota leurs positions classiques, par le passé, le principale obstacle devant une solution au conflit autour du Sahara marocain, commente le quotidien.

Ce qui fait dire à la diplomatie marocaine que «l’atmosphère positive» dans laquelle s’est passée cette première rencontre «n’est pas, à elle seule, suffisante», ajoute le journal. Aussi, d’après la publication,  le Maroc s’attend-t-il à ce que, lors de la deuxième table ronde, les autres parties fassent preuve d’engagement à mener des «discussions sérieuses et profondes».

Faisant montre de beaucoup d’optimisme, souligne le journal, l’Envoyé personnel du SG des Nations Unies, Horst Köhler, se dit, lui, convaincu qu’«une solution pacifique à ce conflit est possible». Pour ce dernier, cette première rencontre est «un pas important vers un processus politique renouvelé pour l’avenir du Sahara». Dans sa lancée, Köhler s’est également dit content que les parties aient fait preuve d’engagement pour ces discussions.

Naturellement, laisse entendre le journal, il ne faut pas prendre pour argent comptant l’optimisme affiché de l’Envoyé personnel d’Antonio Guterres, qui est avant tout un diplomate qui aspire à réussir là où ses prédécesseurs ont échoué.

+La Vié éco+ aborde la question migratoire. La publication estime que le Maroc « doit sortir de la grille de discours des pays riches ».

Car, devenu un pays d’accueil et de transit vers l’Europe, beaucoup de migrants s’y sont installés alors que leur rêve d’avant se situait de l’autre côté de la Méditerranée, explique-t-il, faisant savoir que pour des raisons humanitaires, le Royaume a régularisé en deux vagues 50.000 d’entre eux.

+Challenge+, qui revient sur le Pacte mondial sur la migration, affirme que ce Pacte, qui sera signé les 10 et 11 décembre à Marrakech, « constituera un moment historique qui permettra à pousser à plus de responsabilités dans la gestion des flux migratoires ».

Les acteurs engagés dans la mise en place et l’exécution d’un pacte mondial sont réalistes et savent que c’est maintenant que les vrais efforts doivent se déployer, constate-t-il.

Les messages exacerbant la peur sont mobilisateurs et c’est à travers l’attachement aux valeurs et les démonstrations sur les acquis du vivre ensemble, tant au niveau économique que culturel, que la peur se dissipera progressivement, soutient-il.

+Akhbar Al Yaoum+ fait savoir qu’à l’occasion de la conférence des Nations unies sur le climat (Cop24), organisée du 3 au 14 décembre en Pologne, une ONG allemande, «Germanwatch», a rendu public un rapport dressant l’indice mondial des risques climatiques dans le monde.

Selon le quotidien, qui se penche sur ce rapport, le Maroc est cité avec une perte de 174 millions de dollars sur une période de 19 ans, soit de 1998 à 2017.

Cette perte est causée directement ou indirectement par les changements climatiques. Ces dégâts ont impacté le produit intérieur brut (PIB) du Maroc, qui est arrivé à la 124e position parmi 180 pays ayant fait l’objet de l’étude de l’ONG allemande, précisent les sources du journal, alors que l’Algérie a été classée au 123e rang et la Tunisie à la case 95.

Le même rapport a montré que les pays en voie de développement sont plus touchés et exposés aux dangers des changements climatiques que les pays industriels.

Les sources du quotidien ajoutent que le même constat a été dressé à l’occasion de la conférence des Nations Unies sur le climat à Marrakech, révélant que le Maroc perd annuellement un milliard de dollars à cause de son incapacité à faire face aux répercussions des catastrophes naturelles, notamment les inondations et la sécheresse.

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