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Présidentielle 2011: L’administration accusée de favoritisme

Certains partis de l’opposition rapportent avoir été victimes du « zèle » de certains membres de l’administration, une semaine après le début de la campagne

Une semaine après le début du lancement de la campagne présidentielle au Cameroun, certains candidats de l’opposition dénoncent la partialité de l’administration camerounaise. Jean De dieu Momo, l’un d’eux, 23 candidats en course dans cette présidentielle, a fait savoir face à des médias, qu’il avait été interdit de campagne dans la localité de Mvomeka, le village d’origine du président de la République Paul Biya, candidat à sa propre succession. Parmi les raisons évoquées par le sous-préfet de cette localité, le parti de Jean de Dieu Momo n’aurait pas reçu d’autorisation de manifestation publique pour cette localité. Le Sous-préfet aurait toujours selon le candidat, mis en avant l’exigence de sécurité du chef de l’Etat, qui était présent à Mvomeka au moment où le candidat Momo voulait y tenir son meeting. C’est la période électorale et selon la loi, aucune autorisation ne devrait être requise pour organiser un meeting populaire de campagne électorale. Je suis outragé par ce que j’entends et je pensais que dans ce pays on pouvait se sentir chez soi quelque soit l’endroit, a-t-il fait remarquer face à des journalistes.

Même son de cloche de la part de David Bile candidat de l’Union pour la fraternité et la Prospérité (UFP) qui a affirmé dans une chaine de télévision le 29 septembre: Samedi jour officiel de début de campagne, mes partisans que j’avais envoyé en éclaireurs dans la localité de Nanga-Eboko ont été violement interpelés par des gendarmes et il a fallu beaucoup de discussions et d’argumentations pour qu’ils entendent raison. De nombreux autres observateurs indépendants ou organisés, dénoncent aussi l’accompagnement du candidat Paul Biya par l’administration. Lors du dernier conseil de cabinet, le premier Ministre Yang Philémon, lui-même en campagne pour le président Biya, avait prescrit la continuité du service public. Il n’y a aucune continuité dans les bureaux, on retrouve des agents, mais ceux qui doivent signer les dossiers sont absents des bureaux et la plupart des agents qu’on trouve nous font savoir qu’il faudra revenir après le vote, fait remarquer un usager du ministère de l’élevage. D’un autre côté, les délégations du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), bénéficient du soutien logistique de l’administration pour leurs différentes tournées contrairement aux candidats de l’opposition. Certains d’entre eux dénoncent aussi les procédés d’accès aux médias. Pour une première, tous les candidats sont accompagnés par des équipes de reportage des médias d’Etat. Le ministre Issa Tchiroma de la communication a aussi augmenté le niveau de tolérance pour l’organisation des débats dans les chaines de télévisions privées. Canal 2 ou encore Equinoxe Tv organisent chaque soir des éditions spéciales relatives aux élections, auquel prennent part certains candidats. Ce qui reste non négociable semble être la publication des tendances. Aucun média n’aura le droit de publier une quelconque tendance à l’issue du vote du 9 octobre prochain. Une prescription que d’aucuns attribuent à la censure.

Des candidats accusent l’administration de favoritisme!
Journalducameroun.com)/n


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