Politique › Sécurité

Présidentielle 2018 au Cameroun: près de 82 cas de violences faites aux femmes

Scrutin présidentiel 2018 au Cameroun (c). Droits réservés

L’association WILPF Cameroon a rendu public son rapport sur la période électorale, ce 23 janvier.

L’organisation Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) Cameroon remet à l’ordre du jour des débats observés au lendemain du scrutin présidentiel du 7 octobre 2018 au Cameroun. Dans un rapport rendu public mercredi 23 janvier, la cellule de veille et d’alerte coordonnée par l’organisation (regroupant près de 40 associations), avant, pendant et après l’élection, note 207 cas de violences, dont 82 sur des femmes sur l’ensemble du territoire national. Les principales dérives enregistrées sont de l’ordre des menaces, kidnappings, violences physiques, violations des textes de loi en matière électorale, etc.

 

Un résultat qui a été obtenu grâce aux 166 observateurs disséminés le jour de l’élection dans neuf régions du pays (pas dans le sud-ouest pour des raisons de sécurité) et un numéro vert mis à la disposition des populations. La salle de veille et d’alerte mise en place à cet effet a comptabilisé 1100 messages et appels portant en général sur des dénonciations qui ont par la suite fait l’objet de vérification.

 

L’association espère à travers l’étude, prévenir les conflits pouvant survenir en période électorale «  l’année 2019 est également une année électorale au Cameroun, il est important qu’on tire les leçons des erreurs du passé pour mieux aborder l’avenir », a déclaré Sylvie Ndongmo, présidente de WILPF Cameroon.


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