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Présidentielle 2018 : Clément Atangana, le maître du jeu

Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel (C) Droits réservés

Désigné président du conseil constitutionnel le 7 février dernier à la faveur d’un décret, ce magistrat est sous le feu des projecteurs depuis peu. Le conseil qu’il dirige a l’impérieuse mission du contentieux post électoral. Une étape redoutable à l’issue de laquelle le prochain président du Cameroun sera connu.

Défensif, mais aussi à des moments offensif, Clément Atangana a réussi à s’imposer comme le maître du jeu durant les débats qui animent ce contentieux dont le délibéré est attendu ce jeudi 18 Octobre 2018 à 18 heures.

En effet, on a vu ce magistrat de 77 ans , rappeler les plaignants et justiciables à l’ordre lors du déroulement des différents débats qui animent le contentieux en cours au Cameroun.

Au cours des audiences, il s’est illustré par des concessions, notamment lorsqu’il s’est agit de rallonger le temps de paroles de certaines parties mais aussi de donner l’opportunité à certains justiciables de s’exprimer.

Par ailleurs, il est souvent vu dans le rôle de scribe. Ici,  il écoute et prend des notes. Parfois agacé, il ne manque pas de se contenir mais plutôt fronce la mine pour mieux saisir les recours dont il est l’ultime arbitre.

Il faut préciser que durant ces échanges, Clément Atangana a essuyé plusieurs critiques venant des justiciables. Dans des discours biens pointus, ces derniers ont appelé à son impartialité tandis que d’autres la remettent ouvertement en cause. Pour ce dernier cas d’espèce, Me Emmanuel Simh, avocat de Maurice Kamto, s’est démarqué « Nous avons un président du Conseil constitutionnel qui est l’époux d’une député du RDPC. Cela pose problème sur le plan de l’éthique, voyez-vous », a fait savoir l’avocat  qui par ailleurs, est deuxième vice-président du MRC.

Face à cette allégation et à d’autres renvoyant à la même idée, Clément Atangana a fermement réfuté la capacité des justiciables à remettre en cause l’impartialité des membres du Conseil qu’il préside. Le faisant, le magistrat retraité a rappelé avec fermeté que seule “l’autorité désignante et les deux tiers des membres du Conseil constitutionnel peuvent récuser un conseiller”.

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