Présidentielle 2018 › Joshua Osih

Présidentielle 2018 : Joshua Osih met la pression sur Elecam à l’approche du scrutin

Le candidat Joshua Osih face aux médias ce 20 septembre à Douala (c) Journalducameroun.com

Le candidat du SDF « rejette » et condamne » l’instauration de centres de vote en zone anglophone. Une mesure prise en raison de la crise qui secoue ces deux régions.

Joshua Osih maintient la pression sur Elecam, l’organe en charge des élections au Cameroun. Au cours de sa dernière conférence de pré-campagne, le candidat du Social democratic front (SDF) s’est, en effet, insurgé contre ce qu’il considère comme « un apartheid en cours de préparation » à l’endroit des populations des régions anglophones. Le député du Wouri dénonçait ainsi la mesure prise par Elecam de créer des centres de vote, une mesure qui consiste à rassembler les bureaux de vote en un seul lieux où la sécurité sera garantie pour tous les acteurs.

Pour Joshua Osih, aucune disposition légale n’autorise cette démarche qui provoquera « une marginalisation » supplémentaire des anglophones. « Vous avez des gens qui devront faire 40 km pour voter, un jour où les déplacements entre deux villes sont interdits, et dans un contexte où il n’y a même pas de moyens de transports. Cette mesure n’est, en outre, contenue nulle part dans le code électoral. Nous condamnons et rejetons le fait qu’Elecam veuille marginaliser les populations des deux régions anglophones« , a expliqué le 1er vice-président du SDF à la presse.

Interrogé par journalducameroun.com sur les propositions faite par le SDF pour permettre de résoudre cette situation, le député a affirmé qu’il existe des mécanismes légaux qui peuvent permettre aux déplacés, et par là au plus grand nombre, de participer au scrutin. « Il existe dans le code électoral des dispositions qui permettent à des personnes déplacées de voter là où elles se trouvent. Cela s’applique actuellement aux personnes affectées dans le cadre de leur travail après la fermeture des inscriptions sur les listes. On aurait simplement pu l’étendre aux personnes déplacées afin qu’elles puissent voter là où elles se trouvent. C’est prévu par la loi« , a-t-il rétorqué.

Du côté d’Elecam, le président du conseil électoral a profité d’un déjeuner avec les hommes des médias pour revenir sur la question. Il a notamment affirmé « qu’au Cameroun, le vote n’est pas obligatoire« . Au sein de l’organe, la priorité est au déroulement serein des opérations, dans un contexte où des menaces pèsent sur le scrutin ; les activistes sécessionnistes ayant promis « qu’aucune élection ne se tiendra dans leurs régions ».

 



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