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Présidentielle 2018 : Maurice Kamto à la conquête de Yaoundé

Yaoundé, le 30 septembre 2018. Maurice Kamto lors de son meeting sur l'esplanade du stade omnisports. ©Droits réservés.

Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a donné un meeting à l’esplanade du stade Ahmadou Ahidjo dimanche. Il y a dénoncé « la mauvaise gestion du président sortant Paul Biya » et énuméré quelques grandes lignes de son projet de société.

Il y avait du monde dimanche au parking du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, à l’occasion du meeting de Maurice Kamto. Militants et sympathisants ont massivement répondu présents à l’invitation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Sur place, en première ligne, se trouvaient son épouse Julie Kamto, son directeur de campagne, Paul Eric Kingué, Christian Penda Ekoka du mouvement Agir, l’activiste André Blaise Essama, l’ancien sélectionneur des Lions indomptables Jules Nyongha et Célestin Djamen, transfuge du Social democratic front (SDF). L’artiste Valsero était aussi de la partie. Il a officiellement annoncé son soutien à Maurice Kamto la veille.

La foule a bravé la pluie pour suivre cet homme qui appartient à la nouvelle classe politique camerounaise. C’est finalement dans un mouvement de cœur qu’elle reprend des phrases phares du candidat. « C’est le moment du changement ». Devant ses militants et candidats, Maurice Kamto a surtout montré l’image d’un  candidat déterminé, qui défend avec énergie ses convictions.

« Trop c’est trop. Le règne de M. Biya doit prendre fin. Le Cameroun est un pays riche, mais pris en otage par un petit groupe d’individus. Cela va finir. Donnons-nous la chance d’avoir un avenir meilleur pour nos enfants…La probité morale a toujours jalonné mon parcours. Ils cherchent partout des fautes de gestion, mais ils ne trouveront rien »,  a martelé le tireur de pénalty.

Un discours finalement offensif que semblaient attendre certains militants inquiets. « N’ayez pas peur, avant Paul Biya il y avait la paix au Cameroun, après Paul Biya, il y aura toujours la paix. Dès mon élection, je réserverai mes premières sorties aux régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Après les élections, je garantirai la sécurité à toute la famille  du président Paul Biya. Ayez confiance en moi, je ne vous trahirai jamais, en choisissant d’infliger un carton rouge au président sortant, vous me conduirez au Palais d’Etoudi », a-t-il déclaré.

Entre séduction et démonstration de force, Maurice Kamto a tenté de montrer que son statut de principal challenger de Paul Biya ne lui fait pas peur. Ce d’autant plus qu’il entend apporter de nombreuses réformes dans le pays.

Sur le plan de la santé, Maurice Kamto promet, s’il est élu, la gratuité des accouchements par césarienne et la prise en charge totale par l’Etat, pour les populations démunies, des cas des maladies de base comme le paludisme, la fièvre typhoïde, la pneumonie, etc.

Vêtu d’un maillot couleur rouge avec un 237 inscrit au dossard (code indicatif du Cameroun), le « tireur de penalty » a, sur le plan de l’éducation, promis d’équiper les universités en bibliothèques de première classe ; d’octroyer des bourses pour les meilleures universités à l’étranger pour les étudiants les plus performants ; d’offrir une formation aux métiers pour les élèves ayant interrompu le cursus scolaire assez tôt ; d’assurer une égalité de chance dans tous les domaines pour les jeunes filles, « afin d’avoir une meilleure place dans notre société »; de réserver 5% de places lors des concours administratifs réservés aux personnes handicapées, entre autres.

« Pour y parvenir, le 7 octobre, vous devez tous, voter-surveiller-défendre votre voie, car nous ne sommes pas toujours à l’abri des fraudes », estime Maurice Kamto présenté par son épouse comme « un travailleur acharné».

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