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Présidentielle 2018 : Olivier Bilé recalé de justesse

Olivier Bilé, universitaire et homme politique camerounais. ©Droits réservés

Le président de l’UFP a été débouté par le Conseil constitutionnel, pour un léger détail.

Le dossier du candidat de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP) pour la présidentielle du 7 octobre 2018 a définitivement été rejeté par le Conseil constitutionnel. C’était au cours d’une audience consacrée au recours pré-électoral le vendredi 17 août, au cours de laquelle Olivier Bilé a défendu, à coups d’arguments, la validation de sa candidature, alors qu’Elecam l’avait rejetée pour «défaut de présentation» de certaines pièces. L’organe en charge des élections lui reprochant notamment, la non-présentation du quitus de versement d’une caution de 30 millions de francs CFA auprès du trésor public.

Selon le président de l’Ufp pourtant, cette pièce n’a pas été présentée à cause de l’absence des employés de la trésorerie centrale de Yaoundé qui devaient la fournir. Ceux-ci ayant quitté leur lieu de travail avant la fin du service. « Les derniers agents de cette structure publique sont partis autour de 19 heures. Notre équipe s’est rendue sur les lieux autour de 22 heures 50min, en raison de la difficulté des démarches finales accomplies afin de mobiliser la totalité de ladite caution. (…) Une disposition avait pourtant été rendue publique par Elecam et exigeait à tous les services susceptibles de recevoir les postulants dans la constitution de leurs dossiers de candidature de rester ouverts jusqu’à minuit le 19 juillet 2018 », a expliqué Olivier Bilé aux membres du Conseil constitutionnel.

Pour renforcer sa défense, le candidat recalé a présenté un procès-verbal de constat signé de Me Ebode Raphael, avec pour but de prouver qu’il s’était bel et bien rendu au Trésor ce 19 août, et que les agents étaient absents. Le dossier semblait solide, et c’est un Olivier Bilé confiant qui a attendu le verdict du Conseil constitutionnel.

Mais sa requête, bien que jugée recevable, sera finalement rejetée en raison d’un léger détail. Le procès-verbal de constat présenté par Olivier Bile comportait, en effet, une irrégularité au niveau de la date de sa production. Car bien que les faits se soient déroulés le jeudi 19 juillet, ledit document portait plutôt la date du vendredi 20 juillet, soit 24 heures après la fermeture des dépôts.

Un détail qui a disqualifié la recevabilité de ce document, ne laissant d’autres choix au président du Conseil, Clément Atangana, de confirmer la décision du Conseil électoral. « Le Conseil constitutionnel que nous avons réclamé depuis des lustres n’est pas digne des ambitions de progrès de notre pays », dira Olivier Bilé, pour exprimer son mécontentement à la suite de ce verdict.

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