Dossiers › Présidentielles 2011

Présidentielle au Cameroun: Les premières protestations

Des partis de l’opposition et des individus ont formulé des critiques dès la publication des listes des votants alors que la campagne est déjà lancée

Le principal parti d’opposition au Cameroun, le Social Democratic front (SDF), a dénoncé mardi 27 septembre 2011, des irrégularités dans l’organisation de la présidentielle du 09 octobre. Le parti fait état de double présence et d’absences de noms sur les listes électorales déjà publiées. Des doublons se retrouvent sur les listes en même temps que des noms des compatriotes qui se sont régulièrement inscrits et à qui on a délivré des récépissés au moment de l’inscription n’y figurent pas, peut-on lire sur le site de campagne du Social Democratic Front. Un journaliste de l’hebdomadaire Le Soir, a aussi fait les mêmes déclarations. Lorsque tu regardes seulement la liste des A, tu n’a pas besoin de chercher pour voir que certains nom reviennent, fait remarquer Hugues Bossoken. A Elections Cameroon, des agents expliquent. Les doublons que vous avez remarqués ne sont pas véritablement doublons. Beaucoup se sont inscrits à des endroits différents, à l’intérieur de la commune. Il va falloir que lorsque la personne retirera sa carte d’électeur, que l’on soit sûr, pour qu’il n’ait pas deux cartes fait savoir Yves-Bertrand Zanga selon une information rapporté par la Radio France internationale. Elecam a annoncé un total de 7,5 millions d’électeurs.

Cette confusion s’installe alors que la campagne électorale a débuté dans le pays. D’un côté, on a le président sortant Paul Biya, candidat à sa propre succession et de l’autre 22 candidats de l’opposition, dont le financement global n’atteint pas la seule estimation de la campagne du super favori. L’administration jusqu’en ce moment ne communique pas sur les fonds attribués aux partis pour la campagne. Selon des informations non encore confirmées, chaque parti devrait recevoir 30 millions de FCFA, pour un montant cumulé de 690 millions de FCFA. Une manière de fonctionner fortement critiquée par certains opposants. Comment peut-on parler de transparence, lorsqu’on ne sait même pas jusqu’au début de la campagne, ce dont les partis dispose pour la campagne. Dans un Etat normal, on aurait déjà été tous fixés sur ce qui est disponibles a déclaré pour sa part Alice Tadjo, de l’alliance des forces patriotiques (AFP) de Bernard Muna. Dans ses différents discours pourtant, le président Biya a toujours déclaré que l’organisation des élections se faisait de manière impartiale. Des déclarations qui ne semblent pas toujours proches de la réalité.

Affiche d’une association demandant la transparence pour les élections d’octobre 2011


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