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Présidentielle au Nigeria: Goodluck Jonathan aurait franchi la barre requise pour éviter un second tour

Il est en tête selon les résultats provisoires dans un grand nombre d’Etat

De fortes chances pour le président intérimaire Goodluck Jonathan de remporter la présidentielle de samedi 16 avril dernier, selon les résultats provisoires dans un grand nombre d’Etats, rendus publics dimanche 17 avril par la Commission électorale du pays. Il est en tête dans tous les 17 Etats du Sud du Nigeria. Il a également gagné dans cinq des six Etats dans la région du Sud-Ouest, selon ces résultats provisoires. Le candidat Jonathan est également en tête à Lagos, centre économique du pays, et à Abuja, capitale nigériane. Les électeurs nigérians se sont rendus aux urnes samedi dernier pour élire un nouveau président, lors du quatrième scrutin présidentiel organisé depuis 1999 et le retour du règne civil dans le pays. Plus de 73 millions d’électeurs éligibles ont été appelés aux urnes. Au moins 20 candidats sont en lice, dont quatre sont jugés importants. Parmi les quatre candidats figurent le président sortant, Goodluck Jonathan, du Parti démocratique du peuple (PDP), Muhammadu Buhari, général d’armée à la retraite et ancien chef d’Etat militaire, candidat du parti «Changement pour le congrès progressif» (CPC), ainsi que Nuhu Ribadu, candidat du principal parti d’opposition, le Congrès d’action pour le Nigeria (ACN), et Ibrahim Shekarau du Parti du peuple du Nigeria (ANPP). Lors du scrutin de samedi, Goodluck Jonathan aurait obtenu 21,2 millions de voix alors que son opposant, Muhammadu Buhari, aurait recueilli 10,8 millions des suffrages. Le président sortant pourrait emporter dès le premier tour cette élection considérée comme l’une des plus honnêtes depuis des décennies au Nigeria.

Le PDP, qui domine la scène politique nigériane depuis plus de 10 ans, contrôle 25 des 36 Etats du pays. Le président de la commission électorale nationale indépendante, Attahiru Jega, a déclaré que les résultats de l’élection seraient annoncés 48 heures après le vote. Son rival espérait au moins forcer le président originaire du sud, peuplé majoritairement de chrétiens et d’animistes, à se soumettre à un second tour. Alors que les résultats préliminaires avaient d’abord présagé une forte opposition des musulmans du pays, tout indique maintenant que M. Buhari ne pourra pas rattraper son retard. Pour s’épargner un second tour, le candidat arrivé en tête au premier devait remporter le scrutin à la majorité simple, avec au moins un quart des voix dans les deux tiers des États de la fédération. Le président sortant aurait déjà franchi la barre requise. Le scrutin s’est déroulé dans un calme relatif, avec des incidents sporadiques qui n’ont pas fait de victimes. Les observateurs ont globalement salué le bon déroulement de cette élection, qui marque une rupture positive après une série d’élections frauduleuses.

Avec un prénom (Goodluck = bonne chance) qui le vaut bien, le vice-président (2007) était devenu chef de l’Etat en mai 2010 suite au décès de son prédécesseur Umaru Yar’Adua (2007-2010), un musulman. Goodluck Jonathan est un chrétien du Sud, candidat du parti démocratique du Peuple (PDP). Il est un docteur en zoologie âgé de 53 ans. Des résultats partiels de l’élection faisaient par ailleurs émerger, peu avant les résultats définitifs, une division nette entre le Nord musulman, qui a voté pour l’ex-chef de la junte militaire (1984-1985) Muhammadu Buhari, et le Sud chrétien favorable à Goodluck Jonathan, agitant le spectre de divisions religieuses et ethniques. Les résultats définitifs des législatives du 9 avril n’ont pas encore été proclamés. Le 26 avril auront lieu les élections des gouverneurs des Etats et des assemblées régionales.

Goodluck Jonathan, bien parti pour remporter la présidentielle
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