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Présidentielle aux Comores: des gendarmes dispersent des partisans de l’opposition

Les gendarmes ont dispersé lundi à Moroni, avec des lacrymogènes et des balles en caoutchouc, plus d’une centaine de partisans de l’opposition qui manifestaient au lendemain de l’élection présidentielle entachée de nombreuses fraudes selon l’opposition et la société civile, a constaté un journaliste de l’AFP.

Au moins deux personnes ont été blessées, selon la même source.

Un manifestant a été évacué en ambulance, et un gendarme en civil par ses camarades à bord d’un véhicule pick up.

Dimanche, avant même la clôture du vote, les douze candidats opposés au président sortant Azali Assoumani, candidat à sa propre réélection, avaient dénoncé « la mascarade » du scrutin et appelé « le peuple à la « résistance ».

Ils avaient annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats de l’élection, accusant le camp présidentiel de « coup d’Etat » électoral.

La société civile comorienne a aussi dressé un tableau accablant du scrutin, dont le dépouillement se poursuivait lundi.

Bureaux saccagés et fermés avant l’heure officielle de clôture (18h00 locales) par les forces de l’ordre, urnes bourrées, assesseurs de l’opposition empêchés, toute la palette de la fraude électorale y est passée.

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