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Présidentielle sénégalaise : le Conseil constitutionnel confirme la liste des 5 candidats

Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Elhadji Issa Sall sont les cinq candidats dont les dossiers ont été définitivement retenues, dimanche soir, par le Conseil constitutionnel pour la prochaine présidentielle sénégalaise dont le premier tour est prévu le 24 février 2019.La liste était attendue dimanche à 23h, comme l’avait notifié le Conseil constitutionnel dans un communiqué de presse, elle était tombée à 23h 20 minutes. Le Conseil constitutionnel dans son délibéré, a retenu les cinq candidatures provisoires publiées le 13 janvier 2019. Les candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade ont été définitivement rejetées par les 7 sages, bien qu’ils avaient déposé des recours après la publication de la liste provisoire.

 Lundi dernier, le Conseil constitutionnel, composé de « sept sages », avait publié une liste provisoire de cinq candidats. Le candidat de la  majorité présidentielle réunie autour de la coalition Benno Bokk Yakaar Macky Sall, aura en face de lui, le 24 février prochain, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck (Rewmi), l’ex-inspecteur des impôts Ousmane Sonko (Pastef), l’ancien ministre des Affaires étrangères Madické Niang (dissident du PDS) et le député Issa Sall (PUR), un parti proche du mouvement confrérique d’obédience tidiane Moustarchidine Wal Moustarchidati.

 Le président Macky Sall, en poste depuis 2012, brigue un second mandat de 5 ans.

 Par ailleurs, la non participation de Khalifa Sall et Karim Wade à ces joutes éléctorales, était prévisible à cause de leurs déboires judiciaires. Même si leurs cas ont été interprétés en amont par beaucoup d’opposants et observateurs de la scène politique sénégalaise, comme une tentative d’évincer de la course à la présidentielle deux adversaires sérieux pour le président sortant.

 Le premier qui séjourne en prison depuis plus de 2 ans, a été révoqué de la mairie de Dakar après sa condamnation en appel et radié de l’assemblée nationale après l’arrêt de la Cour suprême. Khalifa Sall, hors course pour cet élection présidentielle désormais, est condamné pour les délits d’escroquerie, faux et usage de faux en écriture publique et privée sur des derniers publics. 

Le second, fils aîné de l’ex-président Abdoulaye Wade et candidat déclaré du PDS, a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) à 6 ans ferme  et une amende de 138 milliards à payer à l’Etat, avant d’obtenir, après trois ans de peine, une grâce présidentielle. Depuis son élargissement, Karim Wade séjourne au Qatar, et son retour longtemps annoncé par ses proches du parti libéral, n’est toujours pas effectif.



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