Politique › Institutionnel

Presse française: Le gouvernement camerounais déplore des «dérives»

Le ministre Issa Tchiroma de la communication l’a fait savoir au cours du premier point de presse donné après les élections du 09 octobre

Le gouvernement camerounais par la voix de son porte-parole, le ministre Issa Tchiroma de la communication, a qualifié mercredi 12 octobre 2011 de « Dérives », des publications parues dans certains journaux français et repris par la presse camerounaise. Le ministre camerounais a rapproché cette forte présence médiatique négative à une tentative de déstabilisation : Il apparait de manière fort évidente que leurs dernières parutions sur le Cameroun marquent par l’ampleur de leur décalage par rapport à la réalité, au point que l’on soit obligé de s’interroger sur la finalité d’une telle démarche concomitante, qui s’apparente pour dire le moins, à une conspiration, a déclaré Issa Tchiroma. Lorsque l’on entend parler de pouvoir confisqué. de processus électoral sur mesure et de dictature sanguinaire, on est tenté de dire que le Cameroun que décrit ces médias n’est pas celui dans lequel nous vivons, a ajouté le ministre. Le ministre a aussi répliqué de manière voilée à ce que le gouvernement local ne cesse de présenter comme une ingérence masquée : Notre fierté est immense d’appartenir à un peuple qui est résolument déterminé à prendre son destin en main, en exprimant explicitement sa confiance en son chef envers et contre toute tentative de manipulation, a conclut le ministre sur cette question.

Durant la campagne électorale certains journaux français ont effectivement produit des articles dénonçant le séjour très long (29 ans) du président Biya à la tête du pays. L’Humanité a évoqué la « La grande farce électorale de Paul Biya », le Canard enchaîné, « le Président en vacances », le Monde «Cameroun, le pouvoir confisqué». Des articles à charge contre le président camerounais, le système électoral à un tour favorable à sa réelection, et surtout le rôle d’elecam acquis à la solde du pouvoir. Jeune Afrique dans une livraison avec spécial Cameroun, Rfi dans ses reportages ou encore la chaîne de télévision Africa 24 ont, eux aussi, passé le système sous les feux des critiques.

Le gouvernement camerounais reste ainsi dans sa logique conservatrice qui se refuse à toute critique et qui justifie tout. Face aux critiques sur le fonctionnement du processus électoral, Issa Tchiroma s’est présenté en défenseur d’ELECAM, parlant de manquements mineurs inhérents à sa juvénilité. En se justifiant, le gouvernement camerounais tombe dans la contradiction. Durant toute la période qui a conduit à l’élection du 09 octobre, le gouvernement et ELECAM répondant aux critiques, faisait savoir qu’ils étaient prêts pour le scrutin. D’un autre côté, le gouvernement semble être aujourd’hui la victime d’une presse qu’elle paie souvent très cher pour produire des publi reportages de promotion de son image. Une pratique dénoncée par la presse locale en raison des coûts que cela entraine pour le contribuable, et au regard de la part que le gouvernement accorde au soutien des médias privés.

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication (Image d’illustration)
Journalducameroun.com)/n


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