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Prise d’otages à Bakassi: L’heureux dénouement!

Les 11 personnes enlevées par le Bff sont libres depuis le 11 novembre 2008. Cependant, les modalités de cette opération restent flouent.

Il n’y aura pas eu d’effusion de sang. Moins de 5 jours après l’entame des négociations entre les autorités camerounaises et le groupe rebelle Bakassi freedom fighters (Bff), le pouvoir de Yaoundé a obtenu la libération des 11 otages (au lieu de 10 comme annoncés)]

Ces personnes avaient été enlevées dans la nuit du 30 au 31 octobre 2008 dans les eaux territoriales camerounaises par un groupe qui s’oppose à la rétrocession de la presqu’île de Bakassi au Cameroun le 14 aout 2008. Le bff affirme se battre pour la prise en compte des intérêts des habitants de la zone (en majorité constitués de nigérians). Intérêts pour lesquels les ravisseurs estiment avoir été lésés lors des négociations de rétrocession entre le Cameroun et le Nigeria.
Jdc annonçait déjà, relayant une information du quotidien le jour, un émissaire dépêché par la présidence de la République du Cameroun (en présence de membres des services secrets français) était entré en contact avec des dirigeants du Bff le 08 novembre 2008 pour tenter d’obtenir la libération des otages. Au même moment, des informations faisaient part de l’imminence d’une attaque des positions rebelles par l’armée nigériane. La situation était donc relativement tendue entre la volonté d’en découdre d’Abuja et le souci d’une résolution pacifique affiché par Yaoundé. Situation d’autant plus vive que le Bff, avait déjà été attaqué, sans succès, par la marine nigériane le 05 novembre 2008.
D’après la rébellion, les 11 otages ont été libérés « sains et sauf » en échange de 13 membres du groupe. Le Cameroun nie tout versement de rançon. Mais, nombre d’observateurs comprennent mal que ce dénouement soit le seul fait de pourparlers et pensent que plusieurs points d’ombre demeurent sur les accords ayant conduit à la libération des otages. D’autant plus que le bff se dit prêt à recommencer dans la mesure où l’échange de prisonniers ne renvoie nullement à quelque accord que se soit avec le Cameroun.
En somme même si les otages ont pu regagner « sain et sauf leurs familles », des questions restent en suspens. Notamment sur les mesures à prendre pour la sécurisation de la zone de Bakassi, de plus en plus en proie aux appétits de divers groupes rebelles.


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