Politique › Institutionnel

Prix Félix Moumie: La remise prévue le 13 novembre prochain

Les 3 lauréats sont connus, alors que se célèbre ce 3 novembre le cinquantenaire de l’assassinat de l’ancien homme politique camerounais à Genève

Pour la troisième fois, trois prix…
La remise du prix Moumié aura lieu le 13 novembre 2010 à Genève, à la Salle Calvin de l’Hôtel Ramada-Encore. Au programme de cette journée, le traditionnel hommage au patriote camerounais, Félix Moumie au bas des marches du lieu où se trouvait le Plat d’Argent, à la Grand-rue 4, lieu où il a été assassiné. Hommage aussi à Pius Njawe qui en 2009 participait à la remise du prix Moumie, et qui pour la circonstance, avait fait un lien entre la lutte de Moumie en 1960 avec celle qui doit se pérenniser jusqu’à la véritable libération de l’Afrique. Il y aura enfin une visite d’hommage au Pavillon de l’Hôpital cantonal qui vit les dernières heures de Félix Moumie. La cérémonie accueille cette année le roi traditionnel Bamiléké Na-Tche-Ma – Tchendjou II Sokoudjou Rameau Jean Philippe, Fo’o de Bamenjou, intronisé en 1953, 15ème chef de la dynastie et doyen des chefs traditionnels de la région de l’Ouest. Il sera accompagné de sa cour, avec la collaboration logistique des communautés Bamenjou de Suisse et de France. En tant que témoin et victime de la répression coloniale et postcoloniale, cette personnalité a le mérite d’avoir assisté à l’exécution d’Ernest Ouandié le 15 janvier 1971 à Bafoussam. Malgré de nombreuses sollicitations à des prises de participation partisane ce vétéran de la lutte contre le tribalisme a toujours prôné la neutralité pour symboliser l’unité et la réconciliation pour un Cameroun souverain et prospère. Parmi ceux qui recevront les prix, Margaret Nain, veuve du regretté résistant camerounais Albert Mukong, qui fera personnellement le déplacement de Genève pour recevoir le prix attribué à son époux, décédé en 1984 chez lui à Bamenda. Attendu également, le journaliste camerounais Jean-Bosco Talla, directeur de l’hebdomadaire «Germinal», et figure symbolique de la lutte contre les violations du droit d’expression au Cameroun et en Afrique. Enfin il y aura la centrafricaine Euphrasie Feu Goungaye Wanfiyo, qui recevra le Prix décerné à son époux, disparu brutalement en décembre 2007 en Centrafrique près de Bangui la capitale.

… Pour que jamais les jeunes n’oublient!
Après la remise des prix, une conférence est prévue autour du thème Déficit démocratique en Afrique centrale et le risque d’implosion sociale. Une conférence animée par le Professeur Rigobert Bwemba-Bong, géo politologue camerounais, Anatole Malu, d’origine congolaise et Président de l’Université africaine de Genève, Acheikh Ibn Oumar, tchadien, ancien ministre des Affaires Etrangères et dans l’opposition depuis plusieurs années, ainsi que le Professeur Bêtina Begong-Bodoli, homme de lettres centrafricain et fondateur du Mouvement Panafricain – MPA. Attendu aussi pour cette conférence, l’intellectuel camerounais Shanda Tonme, spécialiste des relations internationales. C’est pour la troisième fois que la Fondation Moumie récompense un Africain ou un ami de l’Afrique qui s’est illustré ces dernières années pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Cameroun ou en Afrique, ou encore à toute personne qui se révèlerait par son combat démocratique. De manière générale, il s’agit pour les Africains et pour les Camerounais en particulier de ne pas oublier leur histoire politico-culturelle et économique. Pour l’édition de cette année, la Fondation Moumie commémorera à la même occasion le cinquantenaire de son assassinat. C’est plus précisément le 3 novembre 1960 que Félix Roland Moumie avait été assassiné. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été officiellement élucidées. De nombreuses sources indiquent l’implication des services secrets français de l’époque. Avec Um Nyobe et d’autre camarades politiques, Félix Moumie faisait partie de jeunes camerounais qui voulaient une réelle indépendance de leur pays. Il y a quelques années, sa veuve qui jusque là vivait à Ebolowa dans le sud du Cameroun, avait elle aussi été froidement assassinée.


Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Retour en haut