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Procès de Béchir au Soudan: la défense demande sa libération sous caution

Le président soudanais déchu Omar el-Béchir est apparu samedi pour la deuxième audience de son procès pour corruption devant un tribunal de Khartoum où la défense a réclamé sa libération sous caution.

Le procès de M. Béchir, déposé par l’armée le 11 avril après 30 ans au pouvoir, s’est ouvert le 19 août. Il fait face à des accusations de « possession de devises étrangères, de corruption » et de trafic d’influence.

Vêtu d’une robe blanche traditionnelle, l’ancien homme fort du pays, âgé de 75 ans, a été placé dans une cage en métal comme lors de la première audience.

Le 19 août, un enquêteur avait affirmé que M. Béchir avait avoué avoir reçu d’importantes sommes d’argent saoudien en espèces –à hauteur de 90 millions de dollars (80 millions d’euros).

Samedi, le juge a entendu trois témoins, dont deux enquêteurs qui avaient perquisitionné sa résidence, où avaient été trouvées de grosses sommes d’argent.

De son côté, la défense a demandé la libération de M. Béchir, arrêté le 11 avril dans la foulée de sa destitution.

« Nous demandons à la cour de libérer sous caution l’accusé », a déclaré Hachem Abou Bakr, son avocat.

Le juge a répondu qu’il examinerait une requête écrite dans ce sens.

Le procès de M. Béchir ne concerne pas les accusations de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de génocide dans la région du Darfour (ouest) pour lesquelles il est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) depuis une décennie.

Après l’audience, alors qu’une très important convoi ramenait l’ex-président en prison, deux groupes différents ont manifesté près du tribunal.

L’un, composé de plusieurs dizaines de manifestants, a lancé des slogans réclamant que M. Béchir ne soit pas seulement jugé pour corruption mais aussi pour son rôle présumé dans plusieurs conflits, dont celui du Darfour.

« Béchir est un assassin », « Il doit faire face à la justice », criaient des protestataires.

Un autre groupe plus petit a lui exprimé son soutien à l’ex-président, forcé de quitter le pouvoir le 11 avril sous la pression d’immenses manifestations contre le régime.

La deuxième audience du procès survient alors que le pays s’est doté mercredi d’un Conseil souverain, composé de six civils et cinq militaires, chargé de mener la transition vers un pouvoir civil.


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