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Produits pétroliers : Statu quo sur les prix à la pompe

A cause de l’embellie sur le marché international et une subvention gouvernementale de 14 milliards de Fcfa.

771 Fcfa. S’il fallait arrimer la courbe de l’évolution des prix des produits pétroliers sur le marché international à celle des prix à la pompe, voilà ce que serait appelé à débourser tout camerounais qui se rend dans une station service en ce mois d’août 2008, pour acquérir un litre de super. Mais, grâce une subvention de 14 milliards de Fcfa du Trésor public, les consommateurs de super ne débourseront que 594 Fcfa, comme c’est le cas depuis le mois de février dernier.

Tout calcul fait, la subvention de l’Etat permet donc de prendre en charge 177 Fcfa sur chaque litre de super acheté. La même subvention permet également de soulager les consommateurs de pétrole lampant et de gasoil des dépenses respectives de 343,48 et 228,87 Fcfa par litre, les prix réels de ces deux produits étant actuellement de 718,48 (contre 375 Fcfa à la pompe) et 773,87 Fcfa (contre 545 Fcfa dans les stations service), selon la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph), qui vient de rendre sa note de conjoncture mensuelle.

Une conjoncture marquée de manière générale, indique cet organisme, par « le fait que les cours mondiaux du pétrole brut et des produits raffinés restent très élevés, même si l’on observe une certaine accalmie ces derniers jours ». En effet, à en croire la Csph, au cours de la période allant du 15 août au 14 septembre dernier, le prix du baril du pétrole brut sur le marché international a baissé de 12,70%, passant de 122,06 à 106,5 dollars. Dans le même temps, l’on a enregistré une hausse de 29,59 Fcfa sur (de 423,08 à 452,67 Fcfa) la parité du dollar par rapport au Fcfa.

Cette baisse des cours mondiaux du pétrole brut, qui intervient après les hausses vertigineuses observée au début de cette année, est le résultat de l conjonction de plusieurs facteurs. Il s’agit, indique la Csph, de « le ralentissement de la croissance économique dans le monde avec pour corollaire la baisse de la consommation des produits pétroliers, notamment aux États-unis (moins 3,8% par rapport à l’année dernière) », où les importations de pétrole brut ont reculé de 149 000 barils. Par ailleurs, la Csph cite « l’aggravation du chômage aux Etats-Unis (plus 6,1%) en août 2008, qui, en alimentant la baisse de la demande a également accentué la chute des cours internationaux ; le raffermissement du dollar face à l’euro et aux autres devises, qui rend les matières premières achetées en dollar moins attractives pour les investisseurs possédant d’autres devises ; l’impact peu important de l’ouragan Gustave qui menaçait les installations pétrolières du golfe du Mexique et qui a été moins dévastateur que prévu ».

Cette conjoncture favorable a, lit-on dans la note de conjoncture de la Csph, eu un impact positif sur les autres coûts de production. Ce qui a permis, par exemple, de réduire les écarts entre les prix réels qui demeurent très élevé (771 Fcfa pour le litre de super, contre un peu plus de 800 Fcfa le mois dernier) et les prix pratiqués à la pompe, grâce à la subvention du gouvernement camerounais. En déboursant encore14 milliards de Fcfa ce mois-ci pour bloquer les prix à la pompe, l’enveloppe déboursée depuis janvier dernier par le Trésor public pour soutenir les prix des produits pétroliers à la pompe est de 185 milliards de Fcfa hormis les 8 milliards débloqués sur la même période pour subventionner la consommation du gaz domestique.


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