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Projet de déploiement de la fibre optique au Cameroun

L’échéance de 2009, prévue pour la première phase ne sera pas respectée!

Les différents acteurs ont dévoilé leurs stratégies, ce qui permet d’avoir plus de clarté sur les phases d’évolution du déploiement de la fibre optique. 5 600 Km. C’est la longueur nécessaire pour le déploiement de la fibre optique à travers le Cameroun. La fibre ainsi déployée devrait permettre la réalisation d’une dorsale nationale de transmission appelée Backbone en français, colonne vertébrale matérialisant l’axe central. L’entreprise Cameroon telecommunications (Camtel) est chargée de réaliser que cet axe central puisse être utilisé par tous les opérateurs des télécommunications, comme l’indique le coordinateur du Groupe de travail Camtel (Gtc), Ebongo Aboutou Albert. La première phase de ce projet prévoit le raccordement des dix capitales régionales du Cameroun. Mais pour l’instant, seules les dorsales D1 (Douala-Edéa-Nkondjock-Matomb-Mbankomo-Yaoundé) et D2 (Douala-Mbanga-Nkongsamba-Bafang-Baham-Bafoussam-Bandjoun-Bangangté-Bafia-Obala-Yaoundé), sont interconnectées. Aucune politique de préférence, c’est juste que ces localités sont reliées par des voies de communication stable.

Pourtant l’échéance de 2009 prévue pour la première phase du projet ne sera pas respectée, de l’avis de l’ingénieur des télécommunications, Ebongo Aboutou Albert qui s’exprimait dans les colonnes du quotidien le Messager. Diverses raisons y concourent. D’abord la nécessité de revoir le projet élaboré quelques années plus tôt avec le ministère des Postes et télécommunications (Minpostel). Le coût de construction de l’axe central y était estimé à environ 76 milliards Fcfa. Un budget qui ne peut plus suffire parce que certaines liaisons, prévues par voie hertziennes, ont été annulées au profit de la fibre optique. C’est le cas entre Buea et Bamenda, ou encore Bafoussam et Ngaoundéré. La faible capacité du faisceau hertzien ne peut pas nous aider en cas de rupture d’un câble, justifie Ebongo Aboutou A. Il y a ensuite la disponibilité des financements qui constitue un autre blocage. Ce qui retarde le lancement du tronçon Bafoussam-Mbouda-Bamenda avec une extension vers Dschang. Mais en réalité, la plus grosse inquiétude est liée au réseau routier national. Il est prioritaire selon Camtel, de poser la fibre optique le long des routes, pour aider à réduire les coûts et ainsi faciliter les interventions d’entretien. La ville de Ngaoundéré dans l’Adamaoua devrait donc attendre qu’une route la relie à Meiganga où passe la fibre optique installée le long du pipeline Tchad-Cameroun. Ou alors qu’un axe bitumé parte de Ngaoundéré pour Bafoussam via Foumban et, Banyo et Pang. Et pire encore, le câble connectant Garoua et Maroua partira de la capitale de l’Adamaoua. De l’avis des observateurs demain n’est pas la veille. Il y a trop de complexité dans le retard qu’a pris les projets de bitumage des routes reliant le grand sud au grand nord

Pour ce qui est de la région du Sud, les travaux sont déjà dans la zone de Mbalmayo et les ingénieurs prévoient déjà de traverser le Nyong. Les travaux devraient se prolonger vers Sangmelima d’une part et vers Ebolowa d’autre part. L’objectif étant de rallier les frontières du Gabon, du Congo et de la Guinée équatoriale. Cette phase des travaux est appuyée par l’assistance de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Car le Cameroun de part sa position stratégique va servir de point d’accès à la fibre optique pour les trois pays suscités, mais aussi le Tchad, la Centrafrique et la République démocratique du Congo. Les ingénieurs envisagent selon l’évolution des travaux, une réalisation complète de la phase I de l’axe central national en 2012, soit environ 3 000 Km de câble. Les entreprises Sagem et Alcatel effectuent ces travaux, en plus de Camtel.


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