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Propreté de Yaoundé: Tout le monde s’y met!

Les populations de Yaoundé II et les agents de la mairie travaillent main dans la main pour assainir les lieux de vie

C’est une bonne chose que notre quartier demeure propre c’est la raison pour laquelle je m’attelle à la tâche, et aussi à l’occasion des fêtes, il faut que tout soit clair
Stéphane Touko, habitant de Mbankolo

Autour du bac à ordures qui se trouve au carrefour Mbankolo, deux agents habillés tout de vert, à l’aide des pelles, ôtent des ordures qui traînent sur le sol pour les mettre dans le bac. Juste à côté d’eux, un groupe d’environ sept jeunes hommes résidents au quartier Mbankolo défrichent. Les populations semblent adhérer à l’opération d’assainissement entreprise par la mairie de Yaoundé II : « C’est une bonne chose que notre quartier demeure propre c’est la raison pour laquelle je m’attelle à la tâche, et aussi à l’occasion des fêtes, il faut que tout soit clair », explique Stéphane Touko, qui s’évertue à nettoyer autour d’un bac à ordures.

Cette opération ne se déroule pas seulement pendant les périodes des fêtes de fin d’année. Depuis trois mois environ que ces travaux ont débutés. Tous les mercredis entre 6h et 9h, aucune installation n’est autorisée. Toutes les maisons de commerce sont fermées. Les populations, ainsi que les commerçants mettent la propreté devant leurs locaux. On désherbe, nettoie, jette les détritus.

Ce scénario est le même dans tous les quartiers de Yaoundé II. Notamment Briqueterie, Ekoudou, Grand messa, Mokolo, Cité Verte, Madagascar, Flamenco, Montée 8e, Nkomkana, Carrières, Oliga, Febe, Tsinga.
La mairie a recruté des jeunes de la commune de Yaoundé II pour effectuer ce travail. Il s’agit pour ces derniers de parcourir les quartiers, de chasser les commerçants qui occupent anarchiquement les trottoirs, casser les hangars mal positionnés. Ils exigent aussi de repeindre les maisons si c’est nécessaire.Pour ce faire, la mairie a mis en place 16 comités de pilotage avec les chefs traditionnels, et des résidents des quartiers concernés afin qu’il n’y ait aucune résistance.


Journal du Cameroun)/n
Le ministre nous a donné une aide de 53 millions pour mener ce projet à terme. C’est-à-dire jusqu’en décembre 2008. Mais étant donné que l’hygiène et la salubrité sont des missions régaliennes d’une mairie, nous n’allons pas nous arrêter là!
Luc Assamba, maire

Mais, on enregistre quelques plaintes de la part des populations déguerpis des trottoirs et des commerçants véreux qui se soucient de l’incidence financière que cette opération apporte: « le fait de fermer la boutique le matin m’empêche d’avoir des bénéfices. C’est entre 6h et 8h que j’ai le plus de client étant donné que les parents achètent du pain et autres marchandises pour leurs enfants qui vont à l’école », souligne Mouliom, tenancier d’une alimentation. D’un autre côté, les populations vivant dans des coins retirés n’adhèrent pas à cette opération. Car le nettoyage affecte en majorité les bordures des grandes routes.
Ce rendez-vous de tous les mercredis initié depuis trois mois par Luc Assamba, maire de cette commune entre dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles et infectieuses (dues à l’insalubrité) engagée par le ministère de la Santé publique. « Le ministre nous a donné une aide de 53 millions pour mener ce projet à terme. C’est-à-dire jusqu’en décembre 2008. Mais étant donné que l’hygiène et la salubrité sont des missions régaliennes d’une mairie, nous n’allons pas nous arrêter là ».


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