Culture › Livres

Publication : Un ouvrage collectif pour la paix est né

49 auteurs de plusieurs nationalités ont commis des poèmes et nouvelles pour que règne la paix dans le monde.

Apaiser les tensions et les conflits qui règnent en héros dans notre monde, c’est la vocation de cet ouvrage de 330 pages intitulé Livre d’or pour la paix dans le monde, Anthologie de la littérature pacifiste. Les auteurs sont originaires d’Argentine, Belgique, Bulgarie, Cameroun, Canada, Egypte, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Haïti, Italie, Luxembourg, Roumanie, Russie, Rwanda, Suisse et du Viet Nâm.
Si la poésie et les nouvelles sont les deux genres utilisés dans l’ouvrage, la poésie est le genre dominant. Le professeur Constantin Frosin, citant Simone Frosin, évoque d’ailleurs, dans la postface, la proximité du P qui sied si bien entre le genre dominant et la vocation de l’ouvrage. « A-t-on jamais pensé que Paix s’écrit avec P tout comme POETE, POESIE et POEME ?! A t-on jamais essayé de voir pourquoi ?! » Écrit t-il.

Une forte odeur de religiosité traverse l’ouvrage. Ainsi peut-on lire dès l’entrée de la préface écrite par Athanase Vantchev de Thracy, l’évangile selon saint Jean, XIV, 27 : « Je vous laisse la paix ; c’est ma paix que je vous donne ». Au-delà de l’évangile souvent évoqué par certains auteurs, le livre est dédié à Dieu, le Pape, l’Organisation des Nations Unies et à l’humanité tout entière.
Mais avant de parler de la Paix, l’écrivain canadien Jean Simoneau s’interroge « La guerre pourquoi ? ». Il répond : « La guerre est un processus économique.Un commerce planétaire extrêmement payant. Un phénomène d’ignorance et de finances. ». Il constate que la guerre « vit de nos taxes et de notre consommation ». Et si justement le canadien dénonce, l’Etudiant- Chercheur- Enseignant camerounais enfourche le cheval de guerre. Pour vaincre justement la guerre. Gervais de Collins tonne en effet : « Je suis venu libérer les captifs ». « Je vais à vent et à contre vent/ Tantôt sale comme un meurtrier en cavale/Tantôt propre comme un enfant innocent/Vous prévenir de votre perte prochaine/Si l’automobile dans laquelle vous roulez/N’est pas métamorphosée aujourd’hui ». Le ton se fait tragique dans des poèmes comme celui de Lamine Merlin Tchuente : « Terre saignée » ou celui Diane Descôteaux avec ses poèmes toujours aussi langoureux et mélodieux, celui de Nora Atalla : « Apocalypse ». Francine Gadbois nous parle de « La mort dans la paix » et de « culpabilité » alors que Paul Meunier déplore la « Mal heure ». Nadia Le Roux pousse la tragédie plus loin et parle de « Peine de sort ». Un vent de pessimisme souffle donc dans l’ouvrage.
Mais à la fin, après la pluie, le beau temps, les forces du Bien = la Paix, l’emportent toujours sur les forces du mal = la Guerre. Cette conclusion optimiste et enchanteresse inaugure l’idéal de Paix, valeur fondatrice de l’ouvrage. C’est pourquoi certains auteurs battent le tambour de l’espoir. Janine Laval parle d’ « Un rêve ininterrompu » que la Paix devrait incarner à jamais, Joseph Oukanine rêve d’une « Paix Universelle », et Laurent Fels rêve de « Mille Etoiles ». « Alors cette nuit étoilée/sera l’aube de la fraternité » versifie le poète. Il est appuyé dans cette idée par Roger MASSE qui écrit : « la journée sera belle ». « J’entends le balbutiement. La Colombe dans les cieux ».


Journal du Cameroun)/n

Le Livre d’or pour la paix est donc un florilège de textes inspirés rédigés par des auteurs « en quête d’un monde meilleur ». Des poètes ou « saints terrestres » comme les appelle Constantin Frosin. Ceux-ci ont choisi pour combattre en faveur de la paix, « leur arme la plus familière. Une arme qui ne coûte rien et qui ne demande aucune énergie physique pour être transportée : la pensée ». Des mots et des vers qui sont des armes de combat contre les hommes eux-mêmes, contre les vices et appétits barbares, contre nos semblables érigés en fomenteurs de guerres, contre les politiciens.
Le Livre d’or pour la Paix est donc le cri strident de poètes dans un monde qui balance entre les cruautés d’un univers vorace et impitoyable et l’optimisme innocent d’un monde à venir. Avec en toile de fond, l’appel à Dieu et la religion qui sont les sources de la Paix.

Gervais de Coolins Noumsi Bouopda
Journal du Cameroun)/n
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