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Question anglophone au Cameroun: entendons-nous et accordons nos langues!

Par Abdelaziz Mounde

Au sein de la majoritĂ©, on ne parle pas tout Ă  fait la mĂŞme langue au sujet de la question anglophone. Les uns fustigent  » les antipatriotes « , les autres appellent au dialogue face Ă  des revendications normales dans un contexte dĂ©mocratique. Pour certains, le Sdf a  » profanĂ©  » l’Ă©charpe de dĂ©putĂ© dans la rue et pour d’autres, le leader de ce parti qui Ă©tait aux cĂ´tĂ©s des dĂ©putĂ©s de son parti, manifestant Ă  Bamenda, a contribuĂ© au retour au calme. L’unitĂ© est proclamĂ©e. Les voix sont confuses.

Marcel Niat Njifenji, président du Sénat
« Le SĂ©nat par ma voix, condamne avec la dernière Ă©nergie le comportement de cette horde d’antipatriotes qui, manipulĂ©s par des personnes irresponsables et aux desseins ignobles, agressent de paisibles compatriotes. Le Cameroun n’a pas que des amis. Ces compatriotes Ă©garĂ©s et manipulĂ©s le font Ă  un moment oĂą le Chef de l’État cĂ©lèbre le courage de nos Lionnes indomptables qui ont portĂ© très haut ce drapeau ».

Ibrahim Mbombo Njoya, SĂ©nateur. Roi des Bamoun.
« Si les services de renseignement avaient bien fait leur travail, on aurait Ă©teint ces troubles et on ne serait jamais en train de vivre ce qui se passe actuellement. Quand les troubles sociaux commencent, personne ne sait jamais quand ils finissent. Quand on a choisi la dĂ©mocratie comme système politique, on doit savoir que les revendications font partie de la panoplie des règles qui l’enrichissent. Nous attachons beaucoup d’importance au dialogue. Le dialogue peut ĂŞtre un remède pour soigner tous les maux. Notre unitĂ©, notre cohĂ©sion et le caractère composite de notre nation sont non nĂ©gociables. Car, ces valeurs ont Ă©tĂ© acquises de haute lutte et ne sont donc pas marchandables. »

Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale
« Je voudrais dire aux membres du parlement – du SDF – en particulier de ne pas se tromper de cadre d’action et les exigences de leur statut. Cet hĂ©micycle du peuple souverain qui nous accueille est le cadre privilĂ©giĂ© oĂą nous pouvons librement nous exprimer pour peu que cela se fasse dans l’ordre et la discipline» «Cette Ă©charpe ne doit pas ĂŞtre traĂ®nĂ©e dans la rue. Elle doit ĂŞtre respectĂ©e et protĂ©gĂ©e. Tout comme j’assure que nous ne devons pas nous tromper d’Ă©poque ou avoir la mĂ©moire courte. Nous sommes passĂ©s de la RĂ©publique Unie du Cameroun pour arriver aujourd’hui Ă  un Cameroun Etat unitaire et centralisĂ© ».

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication
« Ni John Fru Ndi, le fondateur du Social Democratic Front (SDF), fait partie des hommes d’État qui ont travaillĂ© pour le retour au calme dans les RĂ©gions anglophones. »


monsieur-des-drapeaux.com)/n
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