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Questions aux visionnaires du tribalisme institutionnalisés [Par Njiki Fandono]

Le journaliste et analyste politique interroge les identités, à l’heure des brassages, et alors même que le débat sur « l’autochtonie » fait rage.

Le monde évolue,

Les mentalités évoluent,

Les traditions évoluent,

Les cultures s’imbriquent, s’embrassent et se brassent,

Les identités singulières perdent progressivement de leur singularité « négative » ou peu utiles et sans incident majeur sur l’épanouissement de l’être au profit de l’universalité etc.

Nos cultures et traditions sont-elles encore les mêmes comme il y a un siècle ?

Des Rois en pays BAMILEKE par exemple sont-ils encore inhumés à leur mort avec leurs épouses et notables ?

Le culte du crâne a-t-il la même prégnance dans la culture et les traditions BAMILEKE comme il y a un siècle ?

Les mariages inter-ethniques n’ont-ils pas beaucoup évolué au-delà des préjugés et stéréotypes ?

N’y a-t-il pas des Camerounais aujourd’hui qui n’ont strictement plus rien à voir avec leur tribu, ethnie ou village, en raison de leur « acculturation » originelle, au profit de leur nouvelle adoption culturelle, jusque sur leurs progénitures et parfois de manière générationnelle ?

Cessent-ils pour autant d’être Camerounais à part entière, jouissant des mêmes droits et devoirs, partout qu’ils soient sur le territoire national ?

Doivent-ils pour autant être inéligibles à quelque poste politique, payant ainsi le prix fort de leur intégration nationale un peu trop parfaite, nonobstant une quelconque compétence ?

Le Président de la République, Chef de l’ État, Premier Responsable Politique du Pays, a-t-il été plébiscité pour son Autochtonie nationale ou régionale ?

Est-il autochtone d’Etoudi, de Yaoundé ou du Cameroun ?

Je voudrais avoir les réponses des tenants acharnés de la thèse sur l’autochtonisation et partant, de la confortation des fibres tribalistes désormais institutionnalisées dans le champ politique national.



A SAVOIR

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