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Rapatriement de la dépouille du Président Ahidjo oui mais.attention !!!

Par Kuissu Gérard

Depuis la mort du Président Amadou Ahidjo, toutes les fins d’année sont marquées par la célébration du décès de l’ancien Chef de l’Etat. Cette année, le débat est allé plus loin : le rapatriement de sa dépouille est résolument entrer dans le débat. Si le retour de la dépouille du Président Ahidjo n’aurait pas du faire débat, parce que c’est le minimum des droit celui d’une sépulture, c’est une évidence, une nécessité culturelle, religieuse et éminemment politique.

Nous connaissons tous la logique mathématique du jamais deux sans trois et cette logique culturelle encrée dans nos m urs ou on ne peut faire pour X ce qu’on n’a pas fait pour Y décédé avant. En claire le TRIBUNAL ARTICLE 53 veut dire. Ceci gardé la dépouille d’un Chef d’Etat hors du pays loin de ses ancêtres, peut poser un grave problème sociopolitique si le retour de la dépouille d’un second Chef d’État venait à s’imposer. La question serait simple pourquoi celui-ci et pas Ahidjo ?
Et nous n’en sommes pas si éloignés. Avec un Président <> à 81 ans tout peut arriver.

Et en ce cas reconnaissons le Cameroun aura deux dépouilles sur les bras. Deux dépouilles de Président de la République. Lequel des deux devra-t-on rapatrier ? L’ancienne ? La nouvelle ? Celui qui a le plus mis long au pouvoir ? Quels critères aurons-nous devant la mort qui relève de Dieu seul ? Classerons-nous les dépouilles ? Avec un Premier Ministre amorphe et atone, des ministres aphones on peut être sur que si cela nous arrivait le débat ira dans tous les sens. La Paix que l’on chante tant sera sérieusement menacée.

Évitons au Cameroun une perte de temps et d’énergie INUTILES. Faisons revenir la dépouille Président AMADOU AHIDJO et mettons le là ou il doit être. Que ceux qui le vénèrent y aillent s’incliner, et que ceux qui le détestent y aillent vomir leur venin.

Toute fois, ce n’est pas tout de faire revenir la dépouille du dictateur Ahidjo.
Il serait impensable de faire revenir les bourreaux et pas les victimes. Au nom de quelle réconciliation AHIDJO reposerait chez lui et pas FELIX ROLAND MOUMIE ?
Au nom de quelle paix Ahidjo aura-t-il droit à une sépulture décente et pas UM NYOBE OUANDIE KINGE ABEL OSSENDE AFANA ?

Dans le cadre de la réconciliation que nous voulons tous, on ne peut pas glorifier les bourreaux et oublier les victimes. On aurait même du commencer par elles.
Pour le TRIBUNAL ARTICLE 53, c’est clair comme l’eau de roche : oui pour le retour de le dépouille du Président AMADOU AHIDJO avec tous les honneurs du à son rang, MAIS également et obligatoirement le retour de la dépouille des autres leaders inhumés à l’étranger, des sépultures décentes pour UM OUANDJI OSSENDE AFANA KINGUE ABEL ETC.

Seulement et seulement à ce moment là, nous aurons amorcé le dialogue qui nous ouvre les portes de la RECONCILIATION. Étant entendu que la réconciliation est un processus qui commence par le dialogue. Lequel Dialogue n’existe pas. Enfin quid des vivants ? A quand le retour de ACHILLE MBEMBE , GUERANDI MBARA DZANA SEME, MILLA ASSOUTE et tous ces milliers de camerounais exilés pour leurs idées, leur engagements ? Ne cogitons pas uniquement sur les morts.

Le TRIBUNAL ARTICLE 53 appelle donc les uns et les autres à inscrire dans l’agenda national, les rapatriements des dépouilles du Président Ahidjo et celle des martyrs de l’indépendance comme FELIX ROLAND MOUMIE.

Nous pouvons nous éviter des écueils difficiles dès aujourd’hui. L’orgueil et la surdité du RDPC devant ce problème laisse croire que certains sont immortels et ne peuvent pas un jour faire face à tel problème. Qui sait ?

Ahidjo de son exil reçu un jour une délégation d’exilés camerounais (upcistes) vivant en Guinée Conakry. Ils étaient six. Lors des présentations Ahidjo frémit quand il entendait leurs noms. C’était des personnes qu’il avait condamné à l’exil et refusé leur retour ; casser et briser leur existence !!! Les exilés le rassurèrent de leurs bonnes intentions :<< juste saluer un compatriote en exile comme eux et lui donner des tuyaux pour tenir>>
Ahidjo pleura, précisément des larmes perlèrent de ses yeux..
Nous sommes avertis. Vous les <> du Cameroun êtes avertis.

DECLARATION DU TRIBUNAL ARTICLE 53 : 06/12/2013

Pour le TRIBUNAL ARTICLE 53
KUISSU GERARD
Coordonateur National

l’ex président Ahidjo
africapresse.com)/n
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