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RCA: Déjà des plaintes au lendemain des élections

La prolongation des élections par l’organisation fait dire à de nombreux partis d’opposition qu’il y a eu des irrégularités

Des irrégularités justifiées par la commission électorale
Les Centrafricains se sont rendus aux urnes, dimanche 23 janvier 2011 dernier, pour des élections présidentielles et législatives. Les opérations de vote se sont déroulées sans incident majeur déclaré, mais ont débuté avec un retard. L’opposition reproche plusieurs choses à ces élections: Bureaux de votes déplacés, supprimés ou fictifs; électeurs non existants, procès verbaux manquants et quelques uns on évoqué des tentatives de détournement des urnes par la garde présidentielle. Certains dysfonctionnements ont pu être confirmés par des observateurs indépendants, notamment, les écarts de liste. En revanche, aucun média n’a pu confirmer toutes les irrégularités relevées par les adversaires du président sortant François Bozizé. La Commission électorale elle, ne récuse pas les imperfections qu’on reproche à l’organisation des élections. «II y a eu des faiblesses criardes qui méritent quand même qu’on les corrige si on veut avoir des élections propres à l’avenir… Je tire mon chapeau au peuple centrafricain qui s’est montré mature, mais je déplore la désorganisation qui a caractérisé ces élections », a confirmé sur les ondes de la radio française RFI, Fulgence Zeneth, coordonateur de l’observatoire national des élections centrafricaines. Plus de 1,8 million d’électeurs sur les 4,5 millions de Centrafricains étaient convoqués aux urnes pour choisir leur président parmi cinq candidats et aussi leurs députés. La commission électorale s’est dit victime de son succès. De longues files ont envahi les bureaux de vote. Dans certains quartiers de Bangui la capitale du pays, on a voté jusqu’à très tard, et parfois avec des bougies, en raison des délestages permanents. Les organisateurs ne peuvent pas dire aujourd’hui qu’ils ne savaient pas que ce risque existait, scande l’opposition.

Pari gagné pour l’organisation, mais les risques de crises post électorales persistent
Des experts faisaient savoir que pour que la paix qui règne aujourd’hui en Centrafrique perdure, il faudrait qu’il y ait un minimum de contestation lors des élections. Or aujourd’hui, tous les candidats de l’opposition se montrent très critiques sur l’organisation de ces élections. Ils dénoncent l’absence d’indépendance du président de la Commission électorale, les violations de la loi électorale et surtout l’absence d’un fichier électoral crédible. Pourtant, le président Bozizé, rejette en bloc toutes les plaintes des opposants: « Se plaindre c’est leur spécialité. L’objectif de mes adversaires est de bloquer la démocratie» a-t-il déclaré face aux médias. Certains observateurs eux, affirment que le véritable pari aura été d’organiser les élections. Le faire dans ce pays divisé et grand comme la France et la Belgique réunies, était déjà un défi en soi. Sur les 16 préfectures que compte la Centrafrique, 8 vivent sous l’occupation de différents groupes de rebelles et d’ex-rebelles. En 2008, un dialogue politique avait donné naissance à un accord global de paix entre le gouvernement et certains groupes armés. «Mais le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) établi à cet effet n’a pas connu l’aboutissement souhaité pour des raisons financières, La Centrafrique connaît aujourd’hui un environnement sécuritaire des plus précaires et des plus préoccupants», faisait savoir dans un rapport publié fin décembre, une ONG sud-africaine d’assistance électorale. Trois des cinq candidats à l’élection présidentielle se connaissent depuis longtemps. Ange-Félix Patassé, ancien président (1993 à 2003), retrouve Martin Ziguélé, qui a été son premier ministre, et surtout François Bozizé, qui lui a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat avant de se faire élire en 2005. Le quinquennat de François Bozizé, chef du parti KNK pour Kwa na kwa en langue populaire locale, le Sango, et qui signifie « le travail, rien que le travail », s’est achevé en avril 2010 dernier. Les premières tendances provisoires ont commencé à être enregistrées à Bangui, la capitale du pays, immédiatement après la fermeture des bureaux de vote. Mais la commission électorale a huit jours, pour rendre l’ensemble des résultats provisoires.


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